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Les enseignants de la commission scolaire Western Québec votent en faveur d’un mandat de grève

Une pancarte indiquant la Commission scolaire Western Quebec.

Les enseignants de la Commission scolaire Western Québec sont représentés par l’Association des enseignantes et des enseignants de l’Ouest du Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

Après une année de négociations avec le gouvernement, les membres de l’Association des enseignantes et des enseignants de l’Ouest du Québec (AEOQ) ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de grève de 5 jours, jeudi soir.

Nous demandons plus d’investissements en éducation et le gouvernement ne semble pas vouloir investir, soutient Heidi Yetman, présidente de l’Association provinciale des enseignantes et des enseignants du Québec (APEQ), à laquelle est affiliée l’AEOQ.

L’AEOQ représente plus de 500 enseignants de 33 écoles et centres différents de la Commission scolaire Western Québec, selon son site web (Nouvelle fenêtre).

Les deux parties ont entamé des négociations en janvier 2020, mais elles ont été suspendues lorsque la pandémie de COVID-19 a imposé la fermeture des écoles partout au Québec. Elles ont repris peu de temps après, mais aucun accord n’a été trouvé.

Les cinq jours de grève pourraient ainsi avoir lieu à la mi-février. Il y a moins d’argent dans cette ronde de négociations qu’il y a six ans sous un gouvernement d’austérité des libéraux, ajoute Mme Yetman.

Selon elle, les enseignants sont sans contrat depuis le mois de mars dernier. Le salaire et la charge de travail constituent les principales préoccupations des membres, indique la présidente.

Non seulement les enseignants du Québec ont les salaires les plus bas au pays, explique Mme Yetman, mais ils ont aussi plusieurs échelons de plus à gravir que ceux des autres provinces avant d’atteindre le sommet de l’échelle salariale.

La présidente de l’APEQ souligne que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec désire augmenter le temps d’enseignement alors que le syndicat cherche de son côté à le réduire puisque les professeurs passent déjà beaucoup de temps en dehors de la salle de classe à planifier des leçons ou encore offrir de l’aide aux élèves, par exemple.

La pandémie a en fait montré que ces conditions ne sont pas bonnes au départ, lance Mme Yetman.

Frustrations chez des enseignants

Tasha Ausman travaille à l’école secondaire Philemon Wright à Gatineau. Elle affirme que les professeurs veulent des classes plus petites et une garantie que les services ne soient pas retirés aux élèves ayant des besoins particuliers.

Pour évaluer un seul travail, certains peuvent travailler de 10 à 12 heures supplémentaires, estime Mme Ausman, et au final, ce sont les élèves qui souffriront si davantage de responsabilités sont confiées au personnel enseignant.

Ça devient vraiment frustrant pour ceux d’entre nous qui viennent travailler chaque jour pour s’assurer que tout le monde puisse apprendre et que tout le monde a une expérience équitable, raconte l’enseignante.

On y met beaucoup de cœur. Mais il y a aussi une limite au nombre d’heures à la maison à 8, 9 et 10 heures du soir que vous pouvez y mettre, témoigne Mme Ausman.

D’autres syndicats locaux de la province devraient également voter d’ici la fin du mois sur la possibilité de déclencher une grève.

Dans un courriel envoyé à CBC, le ministère de l’Éducation du Québec a refusé de commenter, citant les négociations qui sont en cours.

Avec les informations de CBC

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