•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : une souche plus contagieuse pourrait être dévastatrice au Canada

Un graphique montrant l'évolution du nombre de cas au Canada entre juillet 2020 et avril 2021. Il inclut une hausse prononcée du nombre de cas projetés à partir de février.

Le Canada pourrait connaître une hausse importante du nombre de nouveaux cas de COVID-19 en cas de propagation d'un variant plus contagieux du coronavirus (en rouge) malgré les restrictions en place, selon ce modèle.

Photo : SFU MAGPIE

Une modélisation de la propagation de la COVID-19 développée par des chercheuses de l’Université Simon Fraser (SFU) prévoit une hausse importante de la transmission de la maladie si un variant plus contagieux du coronavirus, comme le variant B.1.1.7 issue du Royaume-Uni, s’établit au Canada.

L'incapacité de prévenir ou de contenir [un nouveau variant] signifie un désastre en mars, écrivent Elisha Are et la mathématicienne Caroline Colijn dans un billet de blogue publié vendredi.

Cet article, qui n’a pas fait l’objet d’une révision par les pairs, propose une modélisation de ce qui attend le pays si une souche du virus au taux de transmission 40 % plus élevé s’établit au Canada.

Un tel variant ne serait probablement pas contenu par les mesures que nous avons en place aujourd'hui, selon les chercheuses. Des cas des variants issus de l’Afrique du Sud et du Royaume-Uni ont déjà été détectés en Colombie-Britannique, comme ailleurs au pays.

Selon ce modèle, la province pourrait connaître plus de 5000 cas quotidiens dès le mois de mars si elle conserve les mesures en place actuellement.

Un graphique montrant l'évolution du nombre de cas en Colombie-Britannique entre juillet 2020 et avril 2021. Il inclut une hausse prononcée du nombre de cas projeté à partir de février (partie rouge).

Ce modèle incluant une souche plus contagieuse de COVID-19 suggère qu'on pourrait compter plus de 5000 nouveaux cas par jour en mars si les mesures restent les mêmes en Colombie-Britannique.

Photo : SFU MAGPIE

Leur travail démontre exactement ce que ce variant là peut faire, comment il peut se propager au Canada, tout comme il l’a fait au Royaume-Uni, selon le professeur Benoit Barbeau, du département des sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).

Ce variant pourrait devenir beaucoup plus prédominant au [...] pays. Le professeur Barbeau n’est pas affilié à l’étude.

L’expert en virologie affirme que ce n’est qu’une question de temps avant de montrer que ce variant là est déjà bien présent. Je ne serais pas surpris qu’il ait déjà commencé à se propager au sein des différentes communautés du Canada.

Il se montre cependant plus optimiste que les autrices du billet de blogue de SFU en ce qui a trait à l’efficacité des mesures de prévention.

Si vous respectez les mesures qu’on vous impose, la distanciation de deux mètres, le port du masque, et bien ce variant là ne devrait pas nécessairement être capable de se transmettre à une distance plus élevée ou de traverser un masque plus que les autres variants, soutient-il.

On a une incapacité à contenir le variant maintenant avec les mesures en place au Canada. Et ça peut nous conduire à une catastrophe et de fortes hausses des cas en mars, insiste cependant la mathématicienne Caroline Colijn.

La chercheuse souligne toutefois que le modèle présume que les restrictions vont demeurer les mêmes et ne tient pas compte de la hausse de l’immunisation par le vaccin.

Elle recommande notamment de resserrer les règles sur les voyages et la quarantaine, ainsi que d’améliorer les efforts de détection de la souche B.1.1.7. Je pense que c’est encore possible d’agir maintenant en espérant de contenir le variant, dit-elle.

Avec des informations d'Alexandre Lepoutre

Ailleurs sur le web :

Radio-Canada n'est pas responsable du contenu des sites externes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !