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La COVID-19 coûte cher en ressources externes au CIUSSS de l’Estrie-CHUS

Devanture du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19 coûte cher au réseau de la santé. Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a dû avoir recours à de la main-d'œuvre externe pour répondre aux besoins pendant la pandémie. Uniquement pour les infirmières auxiliaires, leur nombre d’heures a presque triplé. 

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS l’admet, les besoins en ressources externes ont été grands dans l’ensemble du territoire en 2020. Des ressources externes sont venues à la rescousse, entre autres, pour faire pour les enquêtes de santé publique, pour effectuer les tests de dépistage, pour donner des soins aux personnes atteintes de la COVID-19 nécessitant une hospitalisation et pour travailler au centre de confinement communautaire.

Grâce à la loi sur l’accès à l’information, Radio-Canada a obtenu des données concernant les heures travaillées par la main-d'œuvre indépendante du 1er mars au 5 décembre 2020 ainsi que pour la même période en 2019. 

Pour cette période, les préposés aux bénéficiaires ont travaillé 4 777 heures de plus en 2020 qu’en 2019,  soit l’équivalent de 119 semaines de travail à temps plein de 40h.

Pour leur part, les infirmières auxiliaires ont travaillé 3085 heures de plus en 2020 et les infirmières techniciennes 6 868 heures supplémentaires.

Une main-d’œuvre coûteuse? 

Même si le recours à de la main-d'œuvre externe se chiffre à 6,2M$ pour la période du 1er avril au 5 décembre 2020, la présidente de l’association des agences de placement en santé du Québec et propriétaire de l’agence sherbrookoise Continuum, Hélène Gravel, soutient que les employés indépendants ne coûtent pas plus cher au réseau.  

Le présidente de l’agence Continuum souligne aussi que cette aide est appréciée par les gens du réseau: Ce qu’on réalise depuis plusieurs mois, c’est que le climat de travail est beaucoup plus harmonieux. On n'est pas là pour prendre la place de personne, on est juste là pour dépanner lorsqu’il y a un bris de service.

On n’est pas des sauveurs, on est des collaborateurs.

Hélène Gravel, présidente de l’association des agences de placement en santé du Québec et propriétaire de l’agence sherbrookoise Continuum

Alors que les employés provenant de l’externe représentent habituellement 4% de la main-d’oeuvre, leur pourcentage se chiffre depuis la pandémie à 7-8%. 

Il y a une demande qui s’est accrue en temps de pandémie, mais on le voyait même avant. Il y a de plus en plus de besoins avec le vieillissement de la population constate-t-elle. Impossible toutefois pour Hélène Gravel de savoir si ce pourcentage reviendra à la normale après la pandémie. 

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