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L’Université de l'Ontario français songe à repenser sa façon d’offrir certains cours

Une affiche dans la fenêtre d'un immeuble à une intersection annonce l'ouverture de l'Université.

La construction se poursuit pour la rentrée en septembre à l'édifice de l'UOf au centre-ville de Toronto.

Photo : Radio-Canada

Le recteur de l’Université de l’Ontario français (UOf) affirme que des rencontres auront lieu à partir de la semaine prochaine pour envisager une offre de cours « proposée différemment ».

André Roy souligne que l’UOf continue de recevoir des demandes d’admission qui seraient, en date du 22 janvier, au nombre de 46. Ce nombre était de 19, en date du 17 janvier, pour les élèves ontariens seulement.

M. Roy souligne également que le processus d’admission est toujours en cours et encourage quiconque aurait un intérêt, ne serait-ce que pour un cours ou une partie des quatre programmes offerts, à communiquer avec l’Université.

Affiche près d'un immeuble sur lequel on peut lire UOF, université de l'Ontario français.

La rentrée est toujours prévue en septembre 2021.

Photo : Radio-Canada

Le recteur admet que le nombre de demandes d’admission reçues jusqu’à maintenant laisse entrevoir un départ plus lent que celui qui était espéré. Lui-même avait avancé qu’une première cohorte de 200 étudiants serait souhaitable pour septembre prochain.

Ce dont l’Université a besoin, c’est de la solidarité de la communauté franco-ontarienne, affirme M. Roy.

Il faut être patients pour que l’intérêt pour le projet se manifeste en termes de demandes d’admission.

Une citation de :André Roy, recteur, Université de l’Ontario français

Il souligne que le succès de l’institution dépendra davantage de l’expérience des premiers étudiants que de leur nombre. À ce chapitre, l’Université entreprend en ce moment l’embauche du personnel qui sera responsable de développer les plans de formation en personne et en ligne.

D’autres institutions d’enseignement postsecondaires comptent sur le succès de l’UOf

D’autres institutions d’enseignement postsecondaires, qui ont élaboré des partenariats avec l’Université de l’Ontario français gardent un œil attentif sur cette première rentrée.

La directrice du Collège la Cité à Toronto rappelle qu’au départ son campus n'accueillait pas plus de 5 étudiants.

Une femme s'exprime à la caméra.

Le campus de Toronto du Collège la Cité a aussi connu un départ modeste avec 5 étudiants pour sa première cohorte.

Photo : Radio-Canada

Depuis, ce nombre a doublé chaque année pour atteindre un peu plus de 100 en ce moment. Judith Charest souligne que la clé pour les programmes de la Cité a été de développer ceux-ci en partenariat avec les employeurs pour s’assurer que les finissants répondent aux besoins sur le marché du travail.

L’Université Laurentienne connaît également une diminution de ses demandes d’admission cette année. Le secrétaire général Serge Demers croit que le contexte de la pandémie a en effet nui aux efforts de recrutement des plus petites universités cette année : Les gens vont peut-être vers des programmes plus connus [...] en temps d’incertitude.

M. Demers croit également que le succès de l’UOf jouera un rôle important pour les autres établissements d’enseignement en français dans la province.

On a besoin de démontrer à la population étudiante du secondaire qu’il y a une possibilité d’étudier en français.

Une citation de :Serge Demers, secrétaire général, Université Laurentienne

Selon les données du centre de demandes d’admission aux universités de l’Ontario, les programmes de sciences sociales et de sciences humaines ont connu une diminution du nombre de demandes d’admission dans l’ensemble des universités alors que certains programmes en sciences pures ont connu des augmentations importantes. Les demandes d’admission en soins infirmiers ont par exemple connu une hausse de popularité de près de 79 % chez les finissants du secondaire en Ontario.

Le hall d'entrée du Collège Boréal à Toronto

Le Collège Boréal a des campus à Sudbury, Hearst, Kapuskasing, Timmins, Toronto, Windsor et Nipissing Ouest. (archives)

Photo : Radio-Canada

L’ancienne directrice du Collège Boréal Gisèle Chrétien souligne pour sa part que le lancement d’une institution d’enseignement soulève toujours plusieurs questions qui sont selon elle une partie nécessaire du processus. Elle se souvient de nuits blanches passées à repenser l’institution avec ses collègues et à étudier les commentaires de la communauté qui ont été très importants dans le processus, selon elle.

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