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Les masques dans les écoles de l'Abitibi-Témiscamingue sont-ils récupérés ou jetés?

Plan rapproché d’une boîte de carton sur laquelle est inscrit le mot « RECYCLEZ »  en lettres majuscules vertes. Un masque obstrue partiellement la chute de la boîte.

Une boîte Zéro Déchet de TerraCycle destinée au recyclage des masques de procédure. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement a annoncé qu’il fournirait deux masques de procédure par jour aux élèves du secondaire. Que se passera-t-il avec les milliers de masques bleus après leur utilisation?

Certaines écoles entreprennent un plan de récupération des masques, tandis que d’autres les jetteront aux poubelles.

Le Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda a estimé avoir besoin de 100 000 masques par mois pour les écoles secondaires, la formation générale aux adultes et les centres de formation professionnelle.

La responsable des ressources matérielles, Édith-Martine Lapierre, indique que le Centre de services scolaire faisait déjà affaire avec une entreprise de récupération basée aux États-Unis.

En octobre, on avait ces discussions-là, on parlait particulièrement de notre devoir éducatif auprès des élèves face au développement durable et la gestion des déchets. Alors la décision avait déjà été prise en octobre de prendre des boîtes pour récupérer des masques, rapporte-t-elle.

Au cours des prochaines semaines, les établissements recevront 40 boîtes venant de l’entreprise québécoise Medsup. Selon les informations de Recyc-Québec, cette compagnie décontamine les masques, trie les matériaux et les transforme pour fabriquer d’autres objets.

Informations de Recyc-Québec :

Lorsque les règles le permettent, privilégiez les équipements de protection individuelle (ÉPI) réutilisables;

Les ÉPI ne vont pas dans les bacs de recyclage, ni dans les bacs de matières organiques, ni dans les toilettes;

Recyc-Québec a publié sur son site une liste de quatre entreprises qui récupèrent les masques et les ÉPI.

À l’école secondaire Rivière-des-Quinze, à Notre-Dame-du-Nord, on compte aussi récupérer les masques. La directrice Josée Pelchat indique que l’on regarde les différents types de boîtes offertes par les entreprises.

D’ici la semaine de relâche, on prévoit utiliser 20 480 masques à l’école Rivière-des-Quinze.

Le directeur de l’école Marcel-Raymond à Lorrainville, Marc Gaudet, affirme que l’on étudie la possibilité de recycler les masques, mais que présentement, on les jette.

Pas les mêmes conclusions partout

Ailleurs, on a pris la décision de ne pas récupérer les masques de procédure. La secrétaire générale du Centre de services scolaire Harricana, Johanne Godbout, mentionne des enjeux de contamination et d’entreposage après avoir discuté avec un réseau d’autres centres de services scolaires.

Tout le monde collige de l’information pour voir ce que l’on fait avec ce nouveau défi-là de recyclage, mais on veut bien le faire aussi, parce qu’il y a des enjeux économiques importants qui sont liés à ça. On veut s’assurer que si c’est pour être recyclé, ce soit recyclé aussi [pour vrai], affirme-t-elle.

Le rudologue et enseignant au centre universitaire de formation en environnement à l’Université de Sherbrooke Mario Laquerre indique que les masques de procédure peuvent être recyclés en séparant les différents matériaux qui les composent ou en les incinérant pour créer de l'énergie par vapeur ou électricité.

Je veux juste dire que les masques, c’est une goutte d’eau dans nos déchets. Ce n’est pas important. On enfouit à peu près, par année, cinq fois la grandeur du Stade olympique.

Mario Laquerre, rudologue et enseignant

Toutefois, Mario Laquerre pense que l’on devrait prioriser d’autres programmes de valorisation des déchets pour des matières que l’on produit plus que des masques. Il cite en exemple les résidus de nourriture dans les écoles.

Ce n'est pas la problématique environnementale numéro 1 à laquelle on devrait s’attaquer en tant qu’organisation. Je sais que c’est plate, et je sais qu’on est dans une période de pandémie, mais la gestion des matières résiduelles requiert une certaine réflexion. Et on se dit "Dans le flux de mes déchets, est-ce que c’est celui-ci ou celui-là, est-ce que c’est le meilleur investissement que je peux faire avec mon argent?", lance Mario Laquerre.

Au Centre de services scolaire Harricana, on estime utiliser plus de 13 000 masques de procédure par semaine pour les élèves et les membres du personnel.

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