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REM de l’Est : Montréal veut étudier l’option souterraine

Illustration d'une future station du REM.

Le REM est un projet de train de banlieue de 6,3 milliards de dollars mené par la Caisse de dépôt, mais également financé par Hydro-Québec et les gouvernements du Québec et du Canada.

Photo : Caisse de dépôt et placement du Québec

Radio-Canada

Les élus montréalais réunis lundi pour le conseil municipal se pencheront sur une option souterraine pour le futur Réseau express métropolitain (REM) de l’Est. L’objectif est d’éviter de voir pousser des piliers de béton dans le centre-ville de Montréal et le long de la rue Notre-Dame.

Pour les citoyens du centre-ville de Montréal et de l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, la réponse est claire : on ne veut pas que le futur REM gâche le paysage.

Ce qui nous fait peur surtout, c'est que ça se fasse un peu de la même manière que la phase 1 a été faite, c'est-à-dire qu'on a vraiment l'impression que les citoyens n'ont pas été consultés et que ça s'est fait à la manière bulldozer, s’inquiète la représentante du Regroupement des riverains de la rue Notre-Dame, Émilie Therrien.

Même son de cloche chez des experts en urbanisme et en architecture, dont le président de l’Ordre des architectes, Pierre Corriveau : On peut supposer que l'émergence d'une série de piliers au centre du boulevard René-Lévesque peut créer une fracture urbaine qui est assez difficile à gérer.

Quand vous créez un mur, il peut être très élégant. Vous avez quand même créé un mur.

Pierre Corriveau, président de l’Ordre des architectes

La Ville semble avoir entendu leurs inquiétudes et réclame maintenant que l’option souterraine, notamment sous le boulevard René-Lévesque, soit plus sérieusement étudiée. Elle déposera lundi une déclaration à cet effet devant le conseil municipal.

Quand on veut une bonne intégration urbaine d'un mode lourd de transport collectif dans une ville, il faut toujours privilégier, au coeur des villes, l'option souterraine, estime le responsable de l’urbanisme et de la mobilité de la Ville de Montréal, Éric Alan Caldwell.

Rien n’est pour autant gagné : au moment de sa présentation pour le projet, CDPQ Infra – la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable de la planification, du financement et de la construction des projets d’infrastructure dans la province – disait avoir fait ses devoirs et avoir conclu que l’option souterraine était impossible.

Avec les informations de Mathieu Prost et Marc Verreault

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