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Une campagne pour stimuler les dons de plasma

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Une femme tient entre ses mains trois sacs de liquide jaune. En arrière-plan, le donateur de ce plasma sanguin est couché sur un lit d'hôpital.

Une infirmière tient dans ses mains des sacs de plasma sanguin donné par un patient en convalescence dans un hôpital de Bogota. Comme d'autres pays, la Colombie teste l'efficacité de ce traitement à l'heure actuelle.

Photo : Getty Images / Guillermo Legaria

Depuis le début de la pandémie, l'offre de plasma a connu une baisse mondiale de 20 %. L'Association des patients immunodéficients du Québec (APIQ) lance une campagne de sensibilisation au don de plasma pour contrer cette tendance.

Il s'agit de la première campagne du genre de l'organisme à but non lucratif qui regroupe des patients ainsi que leurs familles et des professionnels de la santé.

Le plasma est un composant sanguin nécessaire à la fabrication de produits pour traiter le déficit immunitaire notamment.

On regarde aux États-Unis où il y a eu une flambée de cas [de COVID-19]. Évidemment ça a eu des répercussions sur la baisse des dons de plasma. Et malheureusement, on est tributaire à raison de 72 % du don de plasma des Américains, déplore Geneviève Solomon, directrice générale de l'APIQ.

La baisse de l'offre n'a toutefois pas de conséquence négative jusqu'à présent pour les patients immunosupprimés au Québec. Tous reçoivent leur traitement.

Geneviève Solomon, directrice générale de l'APIQ, fait un don de plasma.

Geneviève Solomon, directrice générale de l'APIQ, fait un don de plasma.

Photo : Courtoisie : Geneviève Solomon

On ne sait pas ce qui va se passer dans l'avenir. Mais on ne veut pas arriver à une rupture de service, ajoute Geneviève Solomon. On parle beaucoup d'autosuffisance au Québec. Pourquoi ne pas parler d'autosuffisance en termes de plasma? C'est clair qu'on n'y arrivera pas demain matin, mais chaque don compte. C'est pour cela que notre campagne a été lancée.

L'APIQ souhaite que chaque patient présentant un déficit immunitaire fasse appel à six de ses proches afin que ces derniers deviennent donneurs de plasma.

Ça va nous permettre d'assurer dans le temps, la pérennité du traitement, non seulement des patients immunosupprimés, mais tous les patients qui peuvent bénéficier du traitement, précise Geneviève Solomon.

Des dons qui font la différence

Lili-Anne Tellier est immunodéficiente depuis sa naissance. Ça fait que je n'ai pas assez d'anticorps. Donc, chaque fois qu'il y a un virus, une infection qui passe je l'attrape, raconte-t-elle.

Lili-Anne Tellier est immunodéficiente depuis sa naissance. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Lili-Anne Tellier est immunodéficiente depuis sa naissance.

Photo : courtoisie : Lili-Anne Tellier

Pour traiter sa maladie chronique, elle doit se rendre une fois par mois à l'hôpital afin de recevoir des immunoglobulines, un dérivé du plasma.

Je ne fais pas plusieurs infections à répétition et ça me donne aussi assez d'énergie pour faire les activités de mon quotidien. J'ai aucune limitation grâce au traitement, précise Lili-Anne Tellier.

Elle souhaite que cette campagne augmente l'autosuffisance en dons de plasma au Québec. Le plasma permet de faire plusieurs traitements, pas seulement le mien, mais aussi guérir plusieurs maladies. Si ça peut aider d'autres personnes, ce serait super, conclut-elle.

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