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Le ton durcit pour les élèves récalcitrants aux règles sanitaires à Drummondville

Des élèves âgés de 15 à 17 ans sont rassemblés malgré le froid pour fumer la cigarette électronique et la cigarette. La fumée opaque cache leurs visages.

Des élèves fumeurs se rassemblent dans un coin pour socialiser lors de leurs pauses et dîners.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des élèves rapprochés aux abords d'une école, partageant une cigarette électronique... une scène qui pourrait être banale, si elle ne se déroulait pas en temps de pandémie. Plus de 80 éclosions persistent en Mauricie Centre-du-Québec, dont certaines dans des écoles, où les règles sanitaires ne semblent pas toujours être prises au sérieux.

Malgré des bilans encourageants de la santé publique, la COVID-19 est toujours bien présente à Drummondville, et la Ville, de même que les autorités scolaires, rappellent aux jeunes qui ne respectent pas les consignes qu'ils risquent bientôt d'en payer le prix.

La Sûreté du Québec nous a demandé de lui faire part de nos préoccupations quant aux attroupements près des écoles. Ce qu'on comprend, c'est que les visites ne seront peut-être plus de courtoisie, et peut-être que des constats d'infractions seront remis, prévient Bernard Gauthier, secrétaire générale du Centre de services scolaires des Chênes (CSSDC).

Des menaces au résultat mitigé

Ces menaces irritent certains élèves de l'École secondaire Jean-Raimbault, qui trouvent injustifiable le fait de recevoir une amende de 500 dollars, l'amende pour un rassemblement dans le cas d'un adolescent. Certains estiment qu'il s'agit de leur décision de voir si c'est un danger pour nous. On ne fait pas exprès pour être collé à tout le monde, mais si on reste avec notre petite gang, il y a moins de risque de l'attraper.

En Afrique, ça fait 30 ans que ça meurt de malnutrition et on n'en parle pas. Et là, avec une petite grippe... je trouve ça stupide que la police intervienne pour ça, déplore cet autre adolescent.

D'autres considèrent qu'il s'agit peut-être de l'électrochoc nécessaire pour amener les récalcitrants à respecter les règles, d'autant plus que 47 cas de COVID-19 sont actifs dans une vingtaine d'écoles du CSSDC.

Je trouve ça bien, parce que ça va faire en sorte que les jeunes vont comprendre plus. S'ils reçoivent des billets, la COVID-19 va moins se propager.

Élève de l'École secondaire Jean-Raimbault.

Cette autre élève abonde dans le même sens. Elle estime que ses pairs doivent mieux se conformer aux consignes pour favoriser un retour à la normale dans les écoles le plus rapidement possible. Je n'ai pas du tout de concentration chez moi. Quand on arrive à l'école, ma concentration à moi, personnellement, augmente énormément, souligne-t-elle. Selon les autorités scolaires, le congé des Fêtes combiné à la présence à mi-temps au secondaire peut expliquer une partie du non-respect des consignes par les jeunes.

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