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La COVID-19 fera plus de 600 000 morts aux États-Unis, prévoit Biden

Joe Biden parle dans un micro. Derrière lui, Kamala Harris se tient debout, un masque sur le visage.

Selon le président Joe Biden, le nouveau coronavirus n'a pas fini de sévir aux États-Unis. Le bilan pourrait s'élever à 600 000 morts, a-t-il estimé.

Photo : Getty Images / Alex Wong

Radio-Canada

Nouvellement arrivé en poste, le président américain Joe Biden a estimé vendredi que le bilan de la pandémie aux États-Unis risquait encore de s'alourdir, pour dépasser la barre des 600 000 morts.

Plus de 410 000 personnes sont déjà mortes après avoir contracté le nouveau coronavirus, et ce chiffre devrait s'élever à bien plus que 600 000, a-t-il déclaré.

À ce jour, la Maison-Blanche n'avait jamais évoqué de bilan aussi lourd.

Une bonne partie [du pays] souffre. Le virus continue de gagner du terrain, a-t-il poursuivi.

Décrivant ces familles qui ont de plus en plus faim et les pertes d'emplois qui se multiplient, conséquences directes de la crise sanitaire, le président américain a réitéré l'importance d'agir dès maintenant.

Et pour joindre la parole à l'acte, Joe Biden a signé vendredi deux nouveaux décrets présidentiels, qui s'ajoutent à la dizaine qu'il avait déjà adoptés la veille. Si nous agissons maintenant, notre économie en sera plus forte, à court et long terme, a-t-il soutenu.

L'un de ces nouveaux décrets a pour but d'étendre et d'assouplir le programme d'assistance aux personnes et familles à faible ou aucun revenu (SNAP), qui est géré par le département de l'Agriculture, pour permettre à celles-ci de se procurer des denrées alimentaires de base dans certains établissements agréés.

Un foyer sur sept aux États-Unis, et plus d'un sur cinq dans les foyers noirs et latinos, signalent qu'ils n'ont pas de quoi se nourrir, a déploré le président, évoquant quelque 30 millions d'adultes et 12 millions d'enfants.

Et ils n'y sont pour rien, a-t-il ajouté. C'est scandaleux.

Par ce même décret, le président Biden demande aussi au département du Trésor américain de faire parvenir aux millions d'Américains à faible revenu un chèque d'assistance.

Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a souligné que 16 millions d'Américains vivent de prestations de chômage, que 14 millions d'entre eux sont en retard sur leur paiement de loyer, et qu'ils risquent donc d'être évincés.

Le second décret vise à fixer le salaire minimum des employés fédéraux à 15 $ l'heure, contre 7,25 $ actuellement, et doit permettre de simplifier le cadre dans lequel se déroulent les négociations de convention collective entre employés et employeurs. Par l'adoption de ce décret, M. Biden renforce le principe de négociation syndicale, qui avait été mis à mal par l'administration Trump.

Si nous agissons maintenant, nous serons plus à même de remplir nos obligations morales les uns envers les autres, en tant qu'Américains.

Joe Biden, président des États-Unis

Avant de signer ces deux décrets, le président Biden a fait valoir que son plan de relance d'urgence, qui est doté d'une enveloppe de 1900 milliards de dollars américains, obtenait le soutien bipartisan et majoritaire de la part des maires et des gouverneurs américains.

L'administration Biden a toutefois refusé de dévoiler un échéancier de mise en œuvre des mesures d'aide promises, arguant qu'il était encore trop tôt pour établir un calendrier. Des rencontres sont néanmoins prévues avec des législateurs afin de discuter du plan que propose le président, a fait savoir la Maison-Blanche.

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Biden veut s'attaquer à l'extrémisme violent

Après l'attaque du Capitole par des partisans de l'ex-président Donald Trump, dont des membres de l'extrême droite, le 6 janvier dernier, Joe Biden s'est engagé à lutter contre l'extrémisme violent intérieur, c'est-à-dire qui se développe et sévit au sein même des États-Unis.

Le président a demandé au directeur du renseignement national, une instance créée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, et au département de la Sécurité intérieure de documenter la menace que représentent ceux qui adhèrent à ces idéologies.

La montée de l'extrémisme violent intérieur est une menace sérieuse et croissante pour la sécurité nationale, a déclaré vendredi Jen Psaki, l'attachée de presse de la Maison-Blanche.

Selon le FBI, les violences les plus meurtrières commises l'an passé en sol américain ont été attribuées à des activistes antigouvernementaux, dont des anarchistes et des milices armées.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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