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Une entreprise de Coquitlam produira des masques N95 et N99

Des masques pour se protéger du coronavirus.

Les masques N95 filtrent la plupart des particules en suspension dans l'air et sont utilisés dans les milieux médicaux, mais ils sont encore en quantité limitée au Canada.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Une entreprise de Coquitlam, en Colombie-Britannique, qui a fait le saut de la production de lits pour animaux de compagnie vers les équipements de protection individuelle est maintenant sur le point de produire des masques respiratoires après avoir obtenu une subvention fédérale de 1 million de dollars.

Novo Textiles s'est associée à une entreprise de Windsor, en Ontario, pour mettre au point la première machine automatisée fabriquée au Canada servant à produire des masques respiratoires moulés en forme de coupe, comme les masques N95 ou N99.

Les masques N95 et N99 sont ainsi nommés parce qu'ils sont conçus pour filtrer au moins 95 % et 99 % des particules en suspension, respectivement, dont les agents pathogènes.

Des masques respiratoires ayant une protection de niveau supérieur sont nécessaires dans les hôpitaux et pour les procédures médicales afin de prévenir la propagation du coronavirus et d'autres infections, mais ils restent rares au Canada.

C'est là que la plus grande pénurie mondiale a été et continue d'être en termes d'équipements de protection individuelle, dit Jason Zanatta, le propriétaire de Novo Textiles.

La nouvelle a été annoncée jeudi dans un communiqué de Next Generation Manufacturing Canada (NGen), un organisme à but non lucratif dirigé par l'industrie.

Celui-ci a accordé plus de 27 millions de dollars venant du gouvernement fédéral aux fabricants et aux innovateurs dans le cadre d'un défi d'approvisionnement stratégique visant à créer des fournitures essentielles à des prix compétitifs pendant la pandémie.

M. Zanatta affirme que sa société a investi 2 millions de dollars et s’est associée à Harbour Technologies, de Windsor, pour élaborer la technologie des respirateurs et gagner une subvention fédérale de 1 million de dollars grâce au défi.

Harbour a aidé à fabriquer la machine à masques en s'appuyant sur le prototype de Novo, mais toute la production se fait en Colombie-Britannique.

D'autres entreprises britanno-colombiennes produisent également des masques pliés N95, mais Novo est la première au Canada à concevoir un moyen d'automatiser le processus et de fabriquer une version moulée en coupe, selon le communiqué de NGen.

M. Zanatta soutient qu'il a fallu 11 mois de travail pour créer la machinerie et la conception du masque de protection.

Des experts de l'industrie affirment que Novo Textiles a créé une norme canadienne pour les masques moulés N95.

Le fait qu'ils ont créé une nouvelle norme qui établit une référence pour les fabricants canadiens est incroyable, s’exclame Marcus Ewert-Johns, le président de l’alliance pour la fabrication de la Colombie-Britannique.

Les masques en sont maintenant aux dernières étapes des tests de produits avec les autorités sanitaires fédérales et provinciales.

Novo Textiles a pour objectif de produire à terme jusqu'à 5 millions de masques respiratoires par an, en plus de 15 millions de masques chirurgicaux ordinaires, indique M. Zanatta.

Les masques seront fournis aux hôpitaux, pour l'instant, mais M. Zanatta espère, à plus long terme, pouvoir les vendre au grand public.

Il dit que c'était une étape vers la création de l'infrastructure nationale nécessaire pour produire des équipements de protection au Canada, de sorte que les crises comme la pandémie ne laissent pas le pays dépendant de l'approvisionnement étranger.

Avec les informations d’Yvette Brend

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