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Qu’adviendra-t-il des écoles portant le nom de Julie Payette?

Façade de l'école entourée de neige avec l'affiche du nom de l'école primaire du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario.

L'école publique Julie-Payette située au 1385, Halton Terrace à Kanata.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

Radio-Canada

Deux conseils scolaires de l’Ontario entament des réflexions sur les écoles portant le nom de Julie Payette au lendemain de sa démission à titre de gouverneure générale et après la production d'un rapport cinglant sur le climat de travail toxique à Rideau Hall, remis la semaine dernière au gouvernement Trudeau.

Avant même qu'elle devienne la représentante de la Reine au Canada, Mme Payette avait vu son nom associé à des édifices partout au pays.

C'est le cas notamment de l'école élémentaire publique Julie-Payette située à Kanata en banlieue d'Ottawa et de la Julie Payette Public School à Whitby près de Toronto.

Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) souligne être au fait du contexte ayant mené à la démission de la gouverneure générale.

Le CEPEO prend cette situation très au sérieux et prendra le temps d'analyser celle-ci afin d'en déterminer les implications pour notre école et notre Conseil.

CEPEO par courriel

L'école élémentaire publique Julie-Payette a été inaugurée en 2017, l'année même de l'entrée en poste de l’ex-astronaute.

Le nom de l'école a été choisi à la suite d'un sondage mené auprès de la communauté scolaire. Le choix de Julie Payette a été influencé par l’orientation des deux grandes vocations pédagogiques de l’école : les sciences et les arts, souligne le CEPEO par courriel.

Du côté de la Julie Payette Public School, le conseil scolaire qui représente l’école est également en réflexion. Nous sommes au courant de la démission de la gouverneure générale et nous en discuterons avec le conseil communautaire de l’école afin de recueillir les commentaires de la communauté sur les prochaines étapes, écrit par courriel le Conseil scolaire du district de Durham.

Effacer l’histoire?

Le président de la Société d'histoire de l'Outaouais, Michel Prévost, estime que changer le nom des établissements, comme les écoles, n’est pas nécessaire dans ce cas précis.

Il souligne que la situation actuelle est différente de précédents scandales qui avaient soulevé le même genre de discussion, comme ceux entourant Claude Jutra et Jean Vanier par exemple.

Je trouve que c’est très différent. D'abord, c’est la gouverneure générale. On est avec un problème de gouvernance, de tout autre ordre.

Michel Prévost, président de la Société d'histoire de l'Outaouais

Il faut aussi savoir que Mme Payette a démissionné, alors ce n’est pas comme si on avait été en pleine crise constitutionnelle. Si c'était un débat qui avait duré des mois, qui aurait indisposé Sa Majesté la reine, à ce moment-là, le contexte aurait été totalement différent, ajoute l'historien.

M. Prévost est d’avis qu’il ne faut pas effacer l’ex-gouverneure générale de notre histoire. Selon lui, la réflexion doit plutôt porter sur le moment où l’on nomme un endroit en l’honneur d’une personne.

On devrait peut-être suivre une règle de base : attendre au moins un an après le décès de la personne. Quand on nomme un endroit en l’honneur d’une personne qui est toujours vivante, on s’expose à des cas comme ici.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, l’Ordre national du Québec a indiqué qu’il ne comptait pas réviser le statut de chevalière accordé en 2000 à Mme Payette.

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