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Annulation de Keystone XL : Jason Kenney appelle de nouveau Trudeau à durcir le ton

Jason Kenney affirme qu’à défaut de convaincre Washington de revenir sur sa décision, le Canada devrait exiger des compensations financières pour l’Alberta.

Le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau.

Jason Kenney n'est pas satisfait de la réponse d'Ottawa à l'annulation de Keystone XL. (archives)

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Dans une lettre envoyée à son homologue fédéral, Jason Kenney réitère sa déception devant la timidité de la réponse d’Ottawa à la suite de l'annonce de l’annulation de Keystone XL. Il propose à Justin Trudeau « d’approcher Washington avec lui » pour convaincre le président Joe Biden de changer d’idée.

Un permis nécessaire à la construction de Keystone XL avait été délivré de façon controversée par Donald Trump en 2019.

Joe Biden avait promis depuis des mois de l’annuler, ce qu’il a fait dès son assermentation, mercredi.

Dans un court communiqué, Ottawa avait exprimé sa déception à cet égard, rappelant que l’industrie pétrolière canadienne contribue à la sécurité énergétique et à la compétitivité économique des États-Unis.

Jason Kenney avait alors dénoncé la timidité de cette réponse, exigeant des sanctions économiques contre Washington.

Il réitère cette demande dans sa lettre.

Il y affirme que l’annulation rétroactive du projet crée un précédent profondément troublant pour tout futur projet ou collaboration entre les deux nations.

Selon lui, c’est une infraction aux protections des investissements prévues dans l’Accord de libre-échange nord-américain.

Ce pipeline avait pour but de transporter 830 000 barils de pétrole albertain par jour jusqu’au Nebraska, où il devait se connecter à un réseau d’oléoducs existant.

Le gouvernement albertain avait partiellement financé le projet, qui promettait d’importantes retombées économiques pour son industrie pétrolière. Son annulation lui coûtera au moins 1,5 milliard de dollars.

À tout le moins, je demande que le gouvernement canadien presse l’administration des États-Unis de compenser TC Énergie et le gouvernement de l’Alberta pour les milliards de dollars déjà dépensés.

Jason Kenney, premier ministre de l’Alberta

Justin Trudeau en parlera avec Joe Biden

Vendredi matin, Justin Trudeau a promis d’aborder le dossier avec Joe Biden lors d’un appel prévu au cours de la journée.

[L’annulation de Keystone XL] est très difficile pour les travailleurs de l’Alberta et de la Saskatchewan, qui ont déjà subi plusieurs coups durs, a-t-il dit.

Je vais exprimer mes inquiétudes pour les emplois au Canada et surtout dans l’Ouest directement dans ma discussion avec le président Biden.

Avec des informations de Drew Anderson

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