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La pénurie des chauffeurs d'autobus continue à se faire sentir

Des bus dans un stationnement enneigé.

Avec un nombre de chauffeurs restreints et des absences plus fréquentes, le système d’autobus scolaire reste précaire, selon Craig Murphy, directeur des services de transport des étudiants de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Alors que les élèves de la province commencent à retourner graduellement en classe, la pénurie de chauffeurs d’autobus persiste. Plusieurs trajets dans le Nord de l'Ontario sont annulées ponctuellement faute de remplaçants et la situation dans le Sud de la province demeure incertaine.

À Sudbury, deux lignes de bus ont été annulées vendredi, faute de personnel.

Les deux chauffeurs ordinairement attitrés à ces trajets sont en auto-isolement après avoir été potentiellement exposés à la COVID-19.

À cause de la pandémie, si un conducteur se réveille avec des symptômes de COVID-19, il ne peut pas conduire, donc il y a beaucoup plus de congés qui sont pris régulièrement, explique Renée Boucher, directrice générale du Consortium de services aux élèves de Sudbury.

Une femme vêtue d'une veste noire

Renée Boucher est directrice générale du Consortium de services aux élèves de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Avec un nombre de chauffeurs restreints et des absences plus fréquentes, le système d’autobus scolaire reste précaire, abonde Craig Murphy, directeur des services de transport des élèves de Thunder Bay.

Au début de l’année scolaire, nous avions une douzaine de lignes fermées. Aujourd’hui, toutes les lignes sont ouvertes, mais nous avons toujours une pénurie.

Craig Murphy, directeur des services de transport des élèves de Thunder Bay

Parfois nous devons annuler le bus pour la journée parce qu'il n'y a pas de chauffeur disponible, regrette M. Murphy.

Incertitude dans le Sud

Dans le Sud de la province, une partie des élèves devrait retourner en classe dès le 25 janvier.

Mais l’incertitude règne en ce qui concerne le transport scolaire.

On ne sait pas combien de chauffeurs retourneront travailler. Cela dépend de s’ils se sentent à l’aise malgré la COVID-19, explique Nancy Daigneault, directrice générale de l’Association des bus scolaires de l'Ontario.

S’il y a beaucoup de cas de COVID-19, peut-être que les chauffeurs ne voudront pas y retourner, car ils sont inquiets pour leur santé et celle de leur famille.

Nancy Daigneault, directrice générale de l’Association des bus scolaires de l'Ontario

Avant le confinement de janvier, on était à un point où on avait assez de conducteurs de bus, mais on ne sait pas ce que nous réserve le futur, poursuit Mme Daigneault.

Certaines écoles des conseils scolaires catholiques Providence, MonAvenir et du Centre-Est de l’Ontario, ainsi que du le Conseil scolaire public de l'Est de l'Ontario, devraient rouvrir leurs portes lundi.

Avec les informations de Ezra Belotte-Cousineau

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