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Des escouades étudiantes pour sensibiliser à la COVID-19

Une étudiante frappe à la porte d'un appartement dans le cadre de son travail de sensibilisation.

Une étudiante frappe à la porte d'un appartement dans le cadre de son travail de sensibilisation

Photo : Courtoisie : Université de Sherbrooke

Radio-Canada

Près d’une dizaine d’étudiants ont joint les efforts d’organisateurs communautaires, à Sherbrooke, pour sensibiliser les citoyens à la COVID-19.

Ces neuf étudiants prennent part au cours Apprentissage par le service dans la communauté, un cours de deux ans donné à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke par le Dr David-Martin Milot, médecin spécialiste en santé publique.

[Les étudiants] apprennent la santé, mais hors des hôpitaux et des cliniques, explique-t-il. Ils vont être jumelés à des citoyens partenaires, à des organismes partenaires, dans lesquels ils apprennent comment la santé se décline dans ses déterminants [sociaux].

Les déterminants sociaux de la santé (DSS) sont les facteurs sociaux et économiques qui influencent, positivement ou négativement, la santé des gens. Les écarts extrêmes dans les revenus et la richesse, par exemple, ont des conséquences négatives pour la santé des personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, et ces effets sont amplifiés quand ces personnes sont rassemblées dans des régions.

Source : Association canadienne de santé publique

En raison de la pandémie, beaucoup d’organismes n’étaient pas en position de recevoir les étudiants. Le problème a été contourné en les intégrant à des escouades visant à sensibiliser les gens à la COVID-19.

On a fait un partenariat avec la Direction de la santé publique de l’Estrie [...] Ces escouades-là sont des groupes de 2 ou 3 étudiants, formés par la santé publique, et des organisateurs communautaires, donc des gens habitués de travailler avec des citoyens et citoyennes.

Ces étudiants-là vont dans des zones où on sait qu’il y a plus de cas [...]. Ils vont pouvoir faire de la sensibilisation, parler de la COVID, de comment s’en protéger, de s’assurer qu’on ne la transmette pas à d’autres, et aussi sensibiliser sur les questions comme la vaccination, que la population générale connaîtra aussi sous peu.

Dr David-Martin Milot, médecin spécialiste en santé publique et professeur à l'Université de Sherbrooke
Le professeur David-Martin Milot.

Le professeur David-Martin Milot

Photo : Courtoisie : Université de Sherbrooke

Cette sensibilisation se fera en cognant directement aux portes des gens. On les a équipés pour qu’il n’y ait pas de risque autant pour eux que pour les personnes qu’ils visitent, précise le Dr Milot, qui explique qu’il s’agit également d’une activité très formatrice pour ces étudiants-là.

Pour les étudiants en soi, c’est très intéressant, particulièrement à cette époque de COVID quand les professionnels sont très occupés avec la gestion de la COVID, où le lien avec les communautés se fait peut-être moins.

Les étudiants doivent faire 15 heures de travail de sensibilisation dans le cadre de leur cours.

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