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Quand virage virtuel rime avec réussite pour le studio de yoga Corps Esprit

Valérie Lavigne qui sourit en direction de l'objectif.

La propriétaire du studio Corps Esprit, Valérie Lavigne

Photo : Avec la gracieuseté de Valérie Lavigne

Radio-Canada

Lorsque la pandémie a commencé, le studio Corps Esprit s’est mis à offrir ses cours de yoga, de pilates et de méditation uniquement en ligne. Mais n’attendez pas le retour de ses activités en présentiel : il n’arrivera pas - au grand bonheur de sa propriétaire, Valérie Lavigne.

Cette transition, l’entrepreneure l’avait longtemps planifiée. Celle qui a acheté le centre de mieux-être en 2010, avait eu l'idée de décliner ses activités virtuellement dès mars 2018.

Corps Esprit TV - c’est le nouveau nom du studio - fonctionne depuis trois ans. Tellement bien qu’en mars 2020, le studio a définitivement quitté ses locaux de la rue Jean-Proulx, dans le secteur de Hull. Il dessert maintenant près de 29 000 clients francophones dans 19 pays.

Un bon coup : 2020 a fini par être la plus belle année de [sa] vie, a expliqué l’invitée au micro de Jhade Montpetit, à l’émission Les malins.

Une entreprise avec pignon sur rue, c’est beaucoup, beaucoup d’attention et de travail.

Valérie Lavigne

Toutes les mamans entrepreneures qui font ça, j’ai du respect pour elles, fois mille. Je voyais que j’allais vivre des moments où j’aurais à faire des choix et je n’avais pas envie de me retrouver dans cette situation-là, a-t-elle expliqué.

Valérie Lavigne, souriante, en position de yoga.

Valérie Lavigne en position de yoga

Photo : Facebook / Corps Esprit

Envie d’aider

Valérie Lavigne est aussi physiothérapeute et kinésiologue en plus d’être professeure de yoga et de pilates.

La lumineuse châtaine de 40 ans ne se destinait pas à une telle carrière. Pendant son enfance dorée à Notre-Dame-de-Ham, elle s’imaginait plus tard aider les autres. Elle s’est intéressée à divers domaines avant qu’enfin, l’amour du sport s’invite dans sa vie au début de sa vingtaine.

C’est à l’été 2009 qu’elle a passé des entrevues pour la maîtrise en physiothérapie à l’Université d’Ottawa, alors qu’elle était employée chez Corps Esprit. On m’a demandé où je me voyais dans 5 ou 10 ans. La classique. Et moi j’ai dit, dans 5 ou 10 ans, je ne veux pas guérir des coudes et des genoux : je vais être directrice d’un grand centre de santé, où je vais prendre soin de milliers de gens. Et peut-être pas juste dans la région, dans le monde, raconte-t-elle.

La suite des choses relève de la prémonition : un an plus tard, on lui offrait d’acheter l’entreprise.

Plusieurs personnes en mouvement dans un cours de yoga.

Un cours en présentiel au studio Corps Esprit

Photo : Facebook / Corps Esprit

Maintenir l’équilibre

En même temps que Valérie Lavigne devenait entrepreneure, le destin lui réservait un dur revers : à 49 ans, sa mère décédait d’un cancer. Ça a été la plus grande épreuve de toute ma vie.

La jeune femme se sentait alors brisée, et paradoxalement, pleine d’espoir.

Quand on m’a offert Corps Esprit, j’ai vu une opportunité de combler ce désir-là, d’aider à grande échelle, même si j’avais le sentiment concret que je n’avais pas pu aider ma mère.

C’était un peu le soleil de l’autre côté des nuages qui se présentait et qui disait de continuer, d’y aller, que c’était le bon chemin.

Valérie Lavigne

Mais cette épreuve lui en a appris beaucoup en tant qu’humain, qu’entrepreneure et en tant que maman, croit-elle aujourd’hui. Chacun de ses clients traverse ses propres deuils; leur instructrice leur tend les outils du yoga ainsi que son empathie agrandie pour les aider dans leur cheminement.

Si vous vous posez la question, non, elle n’est pas toujours aussi zen, admet-elle en riant. Mais le côté altruiste de son travail la motive à poursuivre l’expansion de Corps Esprit TV. Ce qu’elle fera bientôt, elle l’espère, depuis Notre-Dame-de-Ham, où elle compte retourner.

La prochaine étape, elle la voit comme une spirale ascendante.

Plus j’aide de gens, plus les gens ont une transformation, plus moi, j’ai du succès. Et plus l’entreprise a d’argent. Oui, je suis une entrepreneure; oui, j’ai une entreprise et une famille à faire vivre. [...] Mais dans mes os, j’ai aussi d’aider les gens. Ça va ensemble!

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