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Des parents de hockeyeurs demandent à la Saskatchewan de laisser leurs enfants jouer

Les patins et les bâtons de jeunes joueurs de hockey sur une patinoire.

Des parents de la Saskatchewan veulent revoir les jeunes joueurs de hockey sur la patinoire. (archives)

Photo : Getty Images / joci03

Lancée il y a quatre mois sur la plateforme change.org, une pétition demandant au gouvernement saskatchewanais de permettre aux jeunes hockeyeurs de renouer avec l’action en février en dépit de la pandémie de COVID-19 a gagné en popularité au cours des derniers jours, ce qui a permis de récolter plus de 10 000 signatures.

Signe que cette pétition circule de plus en plus à travers la province, le premier ministre, Scott Moe, en a fait mention lors d’une conférence de presse au début de la semaine, disant d’entrée de jeu que ses neveux lui en avaient récemment parlé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le premier ministre a d’ailleurs été approché à ce sujet au cours des derniers jours par le public. Un parent m’a parlé avec passion des défis, d’un point de vue physique, de son enfant qui n’est pas en mesure de faire de la compétition cette année, mais aussi des défis de santé mentale que lui, ses amis et ses coéquipiers traversent.

À cet effet, les auteurs de la pétition ont mis en lumière les bienfaits de la pratique du sport national des Canadiens en ce qui a trait à la santé physique, à la santé mentale et à la santé sociale des jeunes, ainsi que les avantages économiques pour les communautés.

Les personnes qui ont signé la pétition risquent toutefois de devoir prendre leur mal en patience, puisque l’Association de hockey de la Saskatchewan a informé ses membres le 14 janvier qu’ils ne devraient pas s’attendre à jouer des matchs avant, au plus tôt, la fin du mois de mars.

Un enfant est gardien de but de hockey. Il est de dos et fait face au reste des joueurs sur une patinoire intérieure.

Les jeunes gardiens de la Saskatchewan ont bien hâte de recevoir les rondelles dans une vraie situation de match. (archives)

Photo : Getty Images / Francis Black

Depuis la fin du mois de novembre, la Saskatchewan a suspendu tous les sports d’équipe ou ceux qui se pratiquent en groupe. Seuls les athlètes âgés de 18 ans et moins peuvent continuer à s’entraîner en groupe de huit personnes ou moins, s’ils portent un masque et s’ils respectent la distanciation physique.

Un père de deux jeunes hockeyeurs âgés de 8 et 11 ans, Tyson Almasi, estime que les nouvelles règles mises en place à l’automne ont porté fruit, puisqu’elles ont augmenté la responsabilisation de tous les participants.

Si un enfant présente des symptômes [de la COVID-19], toute l’équipe doit prendre des précautions [et n’est pas autorisée à s’entraîner].

Tyson Almasi, père de deux hockeyeurs

Une mère de famille de Regina, Krista Broda, vante d’ailleurs l’excellent travail accompli par Hockey Regina pour avoir réussi à créer un environnement sécuritaire en respectant les restrictions en place.

Elle souhaite de tout cœur que ses deux fils, âgés de 5 et 7 ans, puissent reprendre leur bâton et enfiler leurs patins au plus tôt.

Ils adorent le hockey, ils vivent et respirent pour le hockey. Nous sommes souvent allés sur les patinoires extérieures, mais ce n’est pas vraiment la même chose que de faire partie d’une équipe.

Krista Broda, mère de deux hockeyeurs

Les deux parents croient que le risque de contracter le coronavirus en jouant au hockey est aussi faible que d’aller à l’école ou dans un bar, deux endroits qui sont quant à eux ouverts.

J’amène mon fils à l’entraînement, et les joueurs arrivent habillés et ils portent tous un masque. Ils font tout ce qu’on leur demande de faire, mais ils sont punis parce que certaines personnes vont à une soirée dansante dans un bar, déplore Mme Broda en faisant allusion aux récents événements dans une brasserie de Regina.

Tyson Almasi précise que les parents demandent que leurs enfants puissent sillonner la surface glacée dans un contexte de match, tout en s’adaptant à la réalité au temps de la COVID-19.

Il ne s'agit pas de la camaraderie d’équipe où l’on écoute de la musique dans le vestiaire après les matchs. Cela signifie s’habiller dans la voiture et aller sur la patinoire. [...] N’importe quoi pour que nos enfants puissent jouer au hockey.

Avec les informations de CBC

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