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Les enseignants de l'Estrie en faveur du mandat de grève

Le personnel professionnel du Cégep de Sherbrooke emboîte le pas également.

Manifestation des syndicats des secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur de la région de l’Estrie, affiliés à la Centrale des syndicats du Québec, devant les bureaux de Geneviève Hébert, à Sherbrooke

Manifestation des syndicats des secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur de la région de l’Estrie, affiliés à la Centrale des syndicats du Québec, devant les bureaux de Geneviève Hébert, à Sherbrooke

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

Après le personnel technique et administratif du Centre de services de la Région-de-Sherbrooke et les enseignants et enseignantes du Collège Champlain de Lennoxville, c'est au tour du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) de voter en faveur d'un mandat de grève.

Les membres en voté à 80 % en faveur du mandat de grève. Celle-ci pourrait aller jusqu'à cinq jours, et se déroulerait au moment opportun.

Les discussions achoppent notamment sur la question salariale, les conditions d'entrée dans la profession, la précarité et la composition des classes.

Le président du SEE, Richard Bergevin, a toutefois indiqué qu’une grève serait un dernier recours, et que l’objectif de ses membres est plutôt de pousser le gouvernement à améliorer leurs conditions de travail.

Le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie représente environ 3500 membres, dispersés dans trois Centres de services scolaires, soit des Hauts-Cantons, des Sommets et de la Région-de-Sherbrooke.

Mandat de grève aussi au Cégep de Sherbrooke

Le personnel professionnel du Cégep de Sherbrooke a également donné un mandat clair à son syndicat. La soixantaine de membres du SPPCS se sont prononcés à 74 % en faveur du mandat de grève, sous la même formule que celle proposée par le SEE.

Ce syndicat représente 17 corps d'emplois différents, dont les conseillers pédagogiques, les conseillers en orientation, les psychologues et les attachés en administration.

Les offres du Conseil du Trésor sont jugées insuffisantes par les membres, qui attendent un renouvellement de leur convention depuis mars 2020.

Il n'y a rien qui avance, malgré le fait qu'on a amené des propositions sur la table et que le gouvernement nous a fait une contre-proposition, qu'on a essayée d'ajuster, explique Geneviève Corbeil, présidente du SPPCS. C'est pratiquement paralysé aux tables de négociations. Le Conseil du Trésor nous dit qu'il n'a pas de mandat [...] on dépose nos choses, on en discute, mais il n'y a rien qui débloque de leur côté.

Geneviève Corbeil déplore également le fait que lors de la dernière négociation, certains corps de travail se sont fait baisser d'échelons. Personne n'a perdu de salaire, mais les nouveaux arrivants partent avec des échelons inférieurs à ce qu'on avait, explique-t-elle. C'est quelque chose qui a été comme un coup de poing au village. On dit qu'on est important, mais on ne nous reconnaît pas à juste titre.

On veut travailler sur nos conditions de travail, l'organisation du travail, un peu comme les autres corps d'emplois [mais surtout], ce qu'on aimerait, c'est d'avoir davantage de reconnaissance. Malgré le fait qu'on sait que nous sommes essentiels dans nos établissements, ça ne suit pas de l'autre côté.

Geneviève Corbeil

Les votes de grève dans le milieu de l'éducation se poursuivent jusqu'à la fin du mois de janvier.

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