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Deux variants du coronavirus détectés en Nouvelle-Écosse

Robert Strang de profil et Stephen McNeil au loin qui le regarde.

Stephen McNeil (gauche), premier ministre de la Nouvelle-Écosse, et le docteur Robert Strang (droite), médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le 22 janvier 2021 à Halifax.

Photo : Len Wagg / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Radio-Canada

Pour la première fois, des variants du coronavirus qui cause la COVID-19 ont été détectés dans la région du Canada atlantique.

La Nouvelle-Écosse signale vendredi que deux personnes déclarées positives à la maladie pulmonaire en décembre 2020 avaient été infectées par un variant du SRAS-CoV-2.

Dans un cas, il s’agissait du variant B.1.1.7, couramment appelé variant du coronavirus du Royaume-Uni.

Dans l’autre cas, il s’agissait du variant 501.V2, ou variant du coronavirus de l’Afrique du Sud.

Aucune transmission communautaire des variants

Ces infections étaient liés à des voyages effectués à l’extérieur du Canada, et les deux personnes ont observé une période de quarantaine le mois dernier, dès leur retour au pays. La santé publique considère que leurs cas sont résolus.

Aucun de ces cas n’a causé de transmission dans la communauté, mais dans un des cas, il y a eu des membres du même foyer qui ont été infectés. Malheureusement, lorsque nous avons testé ces individus, la quantité de virus dans leurs échantillons était trop faible pour en faire le séquençage, a expliqué le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse.

Il est probable que ces personnes, pour lesquelles le séquençage a été impossible, avaient aussi le variant d’Afrique du Sud. Ce serait logique. C’est probable, mais elles étaient à la maison et il n’y a pas eu de transmission à l’extérieur, a-t-il poursuivi.

Le docteur Robert Strang, de profil, parle durant une conférence de presse.

Le docteur Robert Strang, médecin hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, le 22 janvier 2021 à Halifax.

Photo : Len Wagg / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

La découverte de ces deux variants ne change pas la stratégie de la province pour le moment, mais rappelle l'importance d'être vigilant, indique le docteur Strang.

Il s'agit assurément d'une autre raison de maintenir les mesures aux frontières fédérales et provinciales, a également affirmé le médecin hygiéniste en chef.

Quatre nouveaux cas, 22 cas actifs de COVID-19

Le gouvernement provincial signale vendredi quatre nouveaux cas de COVID-19 à travers la province, découverts après analyse, la veille, de 1450 tests de dépistage effectués auprès de Néo-Écossais.

Bâtiment et enseigne de l'Université Acadia entourés de neige en hiver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Université Acadia (archives)

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Il y a deux nouveaux cas dans l’ouest de la province et un dans la région centrale qui sont liés à des voyages hors de la région Atlantique du Canada. L’autre personne déclarée positive, dans le nord de la péninsule de Nouvelle-Écosse, a été en contact avec une personne qui avait déjà reçu un diagnostic positif.

Cette personne étudie à l’Université Acadia et son état a été qualifié d’inhabituel par le premier ministre néo-écossais Stephen McNeil lors du point de presse de vendredi.

L’étudiant s’est placé en quarantaine comme demandé, puis a repris ses activités normales sur le campus et est retourné à ses cours au bout de 14 jours, puisqu'il lui était permis de le faire, a expliqué le docteur Robert Strang.

Ce n’est qu’après la fin de sa quarantaine qu’il a développé des symptômes de la COVID-19. L'étudiant n'a pas mal agi, a précisé le docteur Strang, et s'est fait tester rapidement. La santé publique mène un dépistage au sein de la communauté universitaire, ajoute-t-il.

Puisque les quatre autres personnes que l’on savait atteintes de la maladie sont considérées comme guéries, le nombre de cas actifs de COVID-19 connus des autorités de santé publique est resté inchangé à 22, vendredi.

Aucune des personnes atteintes de la COVID-19 en Nouvelle-Écosse n’était hospitalisée.

Vaccin : peu de gaspillage

Selon les statistiques de la province, vendredi, 748 résidents de la Nouvelle-Écosse ont été vaccinés contre la COVID-19 dans les dernières 24 heures. En date du 21 janvier, 10 575 doses du vaccin ont été administrées, et 2705 personnes ont reçu les deux doses requises.

Une infirmière reçoit un vaccin.

L'infirmière Zoe Ahern est vaccinée contre la COVID-19 à Truro en Nouvelle-Écosse le 19 janvier 2021.

Photo : David Sorcher / Gouvernement de la Nouvelle-Écosse

Selon le docteur Robert Strang, la population n'a pas à s'inquiéter d'un potentiel gaspillage des vaccins, puisque les pertes se limitent jusqu'ici à seulement 27 ou 28 doses. Des pertes surviennent lorsque le vaccin n'est pas administré dans les délais requis, par exemple. 

0,3 % de doses gaspillées sur 10 000 est extrêmement bon, estime-t-il.

La Nouvelle-Écosse ne s'attend à recevoir qu'une quantité limitée du vaccin de Pfizer-BioNTech au cours de la première semaine de février, mais obtiendra deux livraisons normales du vaccin de Moderna durant la première et la dernière semaine de février.

État d’urgence prolongé et restrictions assouplies

Pour une nouvelle fois, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a prolongé l’état d’urgence dans la province.

Cet état d’urgence, qui devait se terminer le 24 janvier, doit être prolongé toutes les deux semaines. Il sera donc en vigueur au moins jusqu’au 7 février.

Une employée, les mains protégées par des gants bleus, applique du désinfectant sur les poignées d'une machine d'exercice dans une salle de sport.

Désinfection d'une machine dans un gym

Photo : iStock / Neptune Stocks

Le gouvernement provincial a annoncé le prolongement jusqu’au 7 février de certaines des restrictions déjà en vigueur. Les rassemblements doivent se limiter à 10 personnes, que ce soit à la maison ou à l’extérieur. Les bars et les restaurants sont ouverts, mais continuent de fermer plus tôt qu’à la normale. Les commerces de détail et les gyms accueillent 50 % de leur clientèle.

En revanche, certaines restrictions seront assouplies à compter du 25 janvier pour les organismes sportifs, artistiques et culturels.

Les compétitions sportives, en équipe ou individuellement, peuvent reprendre, mais sans spectateurs. Les matchs ou entraînements sont limités à 50 personnes. Les performances artistiques et culturelles peuvent se faire, mais sans spectateurs, et les répétitions ou les cours sont limités à 50 personnes.

COVID-19 à l’École acadienne de Truro

Affiche de l'École acadienne de Truro en Nouvelle-Écosse.

L'École acadienne de Truro, en Nouvelle-Écosse (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

L’École acadienne de Truro restait fermée, vendredi, après la découverte la veille d’un cas de COVID-19. Le gouvernement provincial a précisé que la personne déclarée positive avait été en contact avec une personne que l’on savait déjà atteinte de la maladie.

L’exposition possible au virus aurait pu se produire à cette école francophone le 18 janvier, selon la santé publique, qui communiquera avec toute personne qui doit subir un test de dépistage. Le retour en classe est prévu pour le mercredi 27 janvier.

Traversier vers Terre-Neuve : plusieurs résultats négatifs

Vendredi, le docteur Robert Strang a indiqué que 59 des 60 membres du personnel de Marine Atlantique ayant subi un test de dépistage de la COVID-19 avaient reçu un résultat négatif.

Le navire au port en hiver près d'une côte enneigée.

Le NM Blue Puttees est l'un des traversiers qui circulent entre le Cap-Breton et Terre-Neuve (archives).

Photo : La Presse canadienne / Paul Daly

Les responsables de santé publique en Nouvelle-Écosse collaborent ces jours-ci avec leurs homologues de Terre-Neuve-et-Labrador et la société de transport Marine Atlantique, après la découverte de deux cas de COVID-19 associés aux liaisons du traversier NMBlue Puttees entre North Sydney et Port-aux-Basques.

Une infection chez un résident de la Nouvelle-Écosse avait été annoncée mercredi, et une autre chez un résident de Terre-Neuve le lendemain.

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