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Un homme de Louiseville arrêté pour possession d’explosifs, d’armes et menaces

Un homme dans sa voiture.

Martin Clermont, 45 ans, a été arrêté le 8 janvier 2021.

Photo :  Facebook

Radio-Canada

Martin Clermont, 45 ans, de Louiseville a été arrêté le 8 janvier dernier pour menaces envers des membres de sa famille. Les policiers avaient alors retrouvé chez lui des bombes artisanales, une arme et des munitions.

Il a comparu le lendemain au palais de justice de Trois-Rivières où six chefs d’accusation ont été déposés contre lui, notamment pour menaces envers des membres de sa famille, possession de substances explosives, d’une arme prohibée et de drogues.

Je sais qu’il ne voulait aucun mal à sa famille et qu’il n’était pas dangereux, mais lui pensait qu’à cause de la situation [sanitaire actuelle] il fallait qu’il se protège et c’est pour ça qu’il était si armé. Il voulait nous protéger nous autres aussi, a raconté son frère, René Clermont, ému, en entrevue à Toujours le matin.

Ce dernier a affirmé que son frère anticipait le déclenchement d’une guerre civile. On n’avait pas peur pour notre propre sécurité. On avait plus peur qu’il arrive de quoi à cause que mon frère n'allait pas bien, à cause qu’il avait des problèmes de consommation et il voyait toutes sortes de choses dans Internet. Ça n’a plus d’allure ce qu’on voit passer sur Internet, mais lui croyait à ces choses-là.

Sur les réseaux sociaux, son profil tend à démontrer qu’il adhérait à certaines théories du complot.

Au micro de Marie-Claude Julien, René Clermont a avoué ne pas être au courant de l’existence de bombes artisanales, mais savait que Martin Clermont possédait possiblement des armes entreposées à un autre endroit que son domicile.

René Clermont avait décidé de laisser son frère agir ainsi, préférant ne pas le dénoncer. Cependant, un proche a choisi de contacter les policiers après que l’accusé eut parlé de l’idée de s’enfuir avec l’un de ses cinq enfants qu’il considérait comme le futur Messie pour le protéger. Il avait peur que le vaccin soit une source de danger pour ses enfants et toute sa famille, a-t-il mentionné.

Il a dit avoir collaboré avec les policiers lorsque ceux-ci l’ont rencontré après l’arrestation de son frère. Ça me fait beaucoup de peine, parce que j’aimais ça qu’on ait un lien moi et lui, mais c’est sûr que ça a brisé ça beaucoup, même si je ne le voyais pas souvent, a ajouté René Clermont, la gorge nouée. Je vais vous dire que j’en ai pleuré un coup quand j’ai su qu’ils [les policiers] l’amenaient.

J’espère qu’il le sait que c’est pour ses enfants que je fais ça, a-t-il poursuivi, en larmes au micro de Toujours le matin. J’espère juste qu’il va prendre soin de lui.

Martin Clermont a été déclaré apte à comparaître le 15 janvier dernier, puis est revenu en cour le 19 janvier où il a été libéré sous une kyrielle de conditions, dont celles de ne pas entrer en contact avec certains membres de sa famille, de remettre toutes ses armes et de ne consommer ni drogue ni alcool.

Le difficile choix des familles

Selon la psychiatre au Centre régional de santé mentale de Shawinigan, Marie-Frédérique Allard, la famille de Martin Clermont a bien agi en contactant les services policiers. De cette façon, croit-elle, l’homme pourra recevoir tous les soins nécessaires dont il a besoin.

Il n’est pas rare que les gens finissent par avoir des services en santé mentale suite à des accusations, parce que les gens ne savent pas quoi faire. Le bon réflexe, c’est d’appeler les policiers, a-t-elle expliqué à Toujours le matin.

Elle a ajouté que les familles se retrouvaient souvent dans une position difficile face à un proche ayant des comportements troubles et qu’elles se sentaient coupables d’avoir recours à la loi pour que les gens reçoivent des soins.

Pour écouter l’entrevue de la psychiatre Marie-Frédérique Allard à l’émission Toujours le matin, cliquez ici.

C’est une question de société : est-ce que c’est mieux que quelqu’un se retrouve avec des accusations criminelles, mais qu’il reçoive des soins et qu’il n’arrive pas de drame ou qu’il y ait un drame et qu’on dise qu’on aurait dû appeler la police?

La psychiatre a rappelé que le gouvernement du Québec travaillait actuellement à rendre les soins en santé mentale plus accessibles.

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