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Des experts en santé appellent les Manitobains à respecter le nombre de visiteurs

Kate Okany est dehors au soleil, portant une tuque, un manteau et un masque.

Kate Okany dit ne pas se sentir prête à recevoir des amis chez elle, malgré les nouveaux changements aux ordonnances sanitaires.

Photo : CBC / Justin Fraser

Radio-Canada

Des médecins de la province appellent les Manitobains à respecter la consigne des autorités selon laquelle ils doivent désigner les deux visiteurs qu'ils peuvent recevoir chez eux pendant la période d'assouplissement des mesures sanitaires.

La province a annoncé mardi qu’elle pourrait assouplir, dès samedi, certaines restrictions pour toutes les régions sanitaires sauf celle du Nord.

Ainsi, les personnes qui résident dans les régions où cela est permis pourront recevoir deux personnes dûment choisies à la maison. 

L'épidémiologiste winnipégoise, Cynthia Carr, rappelle la nécessité de respecter ces consignes. 

Mme Carr précise qu'une personne peut être porteuse du virus dans les trois premiers jours avant l’apparition de symptômes.

Cynthia Carr encourage le port du masque pendant les visites ainsi que le respect de la distanciation physique.

La seule façon de freiner la propagation du virus est de ne pas lui donner l'occasion de se rendre jusqu'à une autre personne, rappelle-t-elle.

Nous devons faire les bons choix. Nous devons contribuer à la solution. Nous ne pouvons pas détruire le travail et les sacrifices que nous avons faits.

Cynthia Carr, épidémiologiste
Cynthia Carr est derrière un fond coloré. Elle a les cheveux courts blonds.

« Si nous utilisons notre bon sens, tout cela pourrait être moins risqué », affirme l'épidémiologiste Cynthia Carr en parlant des nouveaux changements apportés aux restrictions sanitaires.

Photo : Charlotte Falck

Jeudi, des médecins ont affirmé qu’un assouplissement trop rapide des restrictions sanitaires pourrait mener à une hausse du nombre de cas de COVID-19.

Le médecin et microbiologiste à l’Hôpital Saint-Boniface Philippe Lagacé-Wiens, qui avait aussi fait part de ses inquiétudes, est cependant rassuré par les précisions des autorités sanitaires, selon lesquelles seules les deux mêmes personnes peuvent entrer dans une résidence. 

Moi, j'avais vraiment peur que les gens commencent à ouvrir ça à deux personnes chaque jour. Ça aurait pu augmenter très rapidement. Alors je suis bien content qu’il y ait eu cette distinction , affirme-t-il.

Par ailleurs, M. Lagacé-Wiens recommande aux personnes de continuer à limiter leurs sorties et leurs interactions. Je demanderai aux Manitobains qui veulent [sortir] de le faire seulement si c’est essentiel. Ce n’est pas parce que c’est permis que c’est une bonne idée, affirme-t-il.

On essaie d’équilibrer les besoins des commerces, de l’économie, de la santé mentale avec la santé publique. C’est très difficile. S’il n’y a pas besoin de sortir, on devrait quand même ne pas le faire , conclut Philippe Lagacé-Wiens.

Des Manitobains réticents, malgré tout

Pendant que certains sont soulagés de voir un assouplissement des mesures sanitaires, d’autres sont plutôt prudents et ne se sentent pas prêts à s'exposer à un risque de contamination.

Les nouvelles règles sanitaires seront en place au moins durant trois semaines, soit jusqu’au 12 février.

Pourtant, Kate Okany, n’est pas tout à fait prête à recevoir des visiteurs chez elle.

Elle s’inquiète de ce qui pourrait arriver si les deux invités choisissaient eux aussi d'inviter deux autres personnes dans leur foyer.

Cela agrandit d'autant le cercle de contamination.

Kate Okany

Elle songe à inviter son fils, mais c’est tout, dit-elle.

En conférence de presse jeudi, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a conseillé à la population d'opter pour un format de type bulle. Les deux visiteurs admis dans un foyer devraient également choisir une ou deux personnes de cette maison comme invitées.

Régis Gosselin est dehors avec un manteau, une tuque et un masque sur son menton.

Régis Gosselin pense que l'assouplissement de certaines restrictions sanitaires au Manitoba est logique.

Photo : CBC / Justin Fraser

Régis Gosselin croit, pour sa part, que l’assouplissement des restrictions est une bonne nouvelle pour sa famille.

Je pense que les gens s'attendaient à ce que cela se produise, dit-il.

Selon les informations d'Alana Cole et de Gavin Boutroy

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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