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États-Unis : une juge rejette la demande de Parler d'être rebranché par Amazon

Un téléphone affichant l'application Parler.

Le réseau social Parler est boudé par Google, Apple et Amazon depuis l'attaque du 6 janvier contre le Capitole aux États-Unis.

Photo : Getty Images / Hollie Adams

Agence France-Presse

Une juge fédérale américaine a rejeté jeudi une requête du réseau social Parler qui aurait contraint Amazon à héberger à nouveau sur ses serveurs la plateforme prisée par les adeptes de Donald Trump.

Amazon a déconnecté Parler après l’assaut du 6 janvier contre le Capitole à Washington, pris d'assaut par des fidèles de l'ancien président américain, arguant que la plateforme avait laissé de nombreux messages d'incitation à la violence être diffusés sans réelle modération.

Apple et Google ont retiré l'application de leurs plateformes de téléchargement pour les mêmes raisons.

La juge Barbara Jacobs Rothstein a estimé que Parler n'avait pas réussi à prouver la nécessité d'une injonction préliminaire qui aurait contraint Amazon à rétablir l'accès au réseau social.

Les poursuites judiciaires engagées par Parler peuvent toutefois continuer.

Si elle a reconnu la possibilité de pertes financières pour le réseau, la juge Rothstein a écrit dans sa décision que Amazon Web Services (AWS) avait « défendu de manière convaincante l'idée que l'obligation d'héberger des contenus à caractère violent [...] interférait avec la capacité d'AWS d'empêcher que ses services ne soient utilisés pour promouvoir – voire, comme l'ont montré les événements du 6 janvier 2021, pour provoquer – des violences. »

La juge a également rappelé que la procédure ne portait pas sur une atteinte à la liberté d'expression, protégée par la Constitution américaine, car Amazon était une entreprise privée et non une entité gouvernementale.

Des liens avec la Russie sous examen

La présidente d'une commission parlementaire a demandé jeudi au FBI d'enquêter sur le rôle joué par le réseau dans l'invasion du Capitole.

Le FBI doit déterminer si Parler a facilité la planification et l'encouragement de la violence, s'il héberge des preuves clé publiées par les utilisateurs et s'il a pu servir à des gouvernements étrangers susceptibles de financer des troubles civils aux États-Unis, a écrit Carolyn Maloney, présidente démocrate de la commission d'enquête de la Chambre des représentants.

Dans sa lettre, elle demande aussi au directeur du FBI d'examiner les finances de la société et ses liens avec la Russie.

Parler est notamment en affaire avec la société russe DDos-Guard, selon une déclaration adressée mardi à l'AFP par cette dernière. Le groupe russe n'avait toutefois pas précisé la nature de ces services.

Le réseau social conservateur ne fonctionne plus depuis qu'Amazon lui a interdit l'usage de ses serveurs informatiques, mais il est partiellement réapparu grâce à des services d'hébergement russes, souligne le communiqué de la commission.

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