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La production de protéines de pois de Roquette Canada au Manitoba sera lancée en juin

L’usine de Portage-la-Prairie pourrait écraser 125 000 tonnes de pois jaunes par an afin de répondre à la demande du secteur agroalimentaire.

Une image vue de haut du site complet de Roquette Canada à Portage la Prairie.

Roquette veut réduire en purée 125 000 tonnes de pois jaunes par an dans son usine de Portage la Prairie.

Photo : Radio-Canada

Zoé Le Gallic-Massie

L’usine de production de protéines de pois de Roquette Canada, à Portage-la-Prairie, dans le sud-ouest du Manitoba, pourra entamer l’ensemble de ses activités et fournir la marchandise à ses clients dès le mois de juin.

L’entreprise a presque finalisé le recrutement de ses 120 employés. À ce jour, l’usine compte déjà près de 100 employés, presque tous des résidents manitobains.

Ses produits ne seront pas livrés directement aux consommateurs, mais à des entreprises. Les activités de l’usine ont déjà commencé, mais ne représentent pas l’ensemble de la production.

La première pierre sur le site a été posée en 2017 et la construction de l’usine a commencé en 2019.

Pour 2021, l’usine va prioriser des livraisons aux États-Unis, où se trouve le cœur du marché.

Membre de l'équipe de haute direction de Roquette Canada, Frédéric Chieux précise toutefois en entrevue à Radio-Canada que le périmètre d’action est en Amérique du Nord, notamment au Canada.

La matière première, un atout pour le Manitoba

La production et la transformation de protéines végétales est un secteur en croissance. L’usine de Portage-la-Prairie pourrait écraser 125 000 tonnes de pois jaunes par an afin de répondre à la demande, selon Frédéric Chieux.

Les protéines végétales que produira l’usine entrent, par exemple, dans la composition des hamburgers végétariens.

L'entreprise s’est implantée au Manitoba où il y a déjà une production importante de la matière première, le pois jaune, explique Frédéric Chieux, et cela représente un excellent signe pour le développement.

L’idée, ce n’est pas de construire une usine au milieu des Prairies, c’est de créer un tissu économique fort.

Frédéric Chieux, membre de l'équipe de haute direction de Roquette Canada

L'usine en pandémie

Même en contexte de pandémie, près de 1000 contractants travaillent chaque jour à l'usine Roquette Canada, selon M. Chieux. De ces contractants, 70 % sont Manitobains et 30 % viennent d'autres provinces, comme l'Ontario et le Québec. « Il a donc fallu mettre en place des protocoles stricts », précise M. Chieux.

Si des cas de COVID-19 ont été détectés, aucune transmission ne s'est produite sur le site de l’usine au Manitoba, explique-t-il.

La pandémie a aussi créé des perturbations dans l'approvisionnement de certains équipements, note Frédéric Chieux.

Multinationale

Roquette Canada fait affaire avec Protein Industries Canada, une des cinq supergrappes d'innovation (Nouvelle fenêtre) mises sur pied par le gouvernement fédéral. Frédéric Chieux affirme que le but de ces supergrappes est de construire la future Silicon Valley, à l'image de la zone géographique qui, aux États-Unis, accueille des multinationales comme Facebook et Google.

La compagnie Roquette a des installations dans 26 pays, dont la France, l’Allemagne, la Russie et le Japon. Son usine de Portage-la-Prairie est la seule de ce type au pays.

Les chiffres d’affaires sont estimés à plusieurs centaines de millions de dollars, selon Frédéric Chieux.

Avec les informations de Marie-Gabrielle Ménard

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