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Les laboratoires de la C.-B. veulent accélérer la détection des variants du coronavirus

Un scientifique travaille dans un laboratoire à Vancouver.

L'identification des variants du coronavirus peut prendre des jours.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les laboratoires du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique veulent accélérer la détection de nouvelles mutations du coronavirus.

Le test de dépistage par écouvillons ou gargarismes ne détecte pas les variants, explique la responsable du programme de microbiologie environnementale du centre, Natalie Prystajecky.

De nouvelles souches en provenance du Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud ont récemment fait leur apparition dans la province.

Bien que les autorités sanitaires soutiennent qu’il s’agit de cas isolés, la Dre Prystajecky craint que, si elles se propagent, ces nouvelles souches ne puissent augmenter considérablement le taux d’infection en Colombie-Britannique.

Une scientifique tient une cartouche de génome.

Pour identifier les variants, les laboratoires doivent créer une séquence génomique complète.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Pour identifier les variants, les laboratoires doivent créer une séquence génomique complète d'échantillons de test de dépistage du SRAS-CoV-2.

La protéine de pointe, qui est l'endroit où se produit la majorité des mutations, n'est pas le meilleur endroit pour une cible de dépistage dans les tests de routine, explique la Dre Prystajecky.

La première étape consiste à extraire l'acide nucléique, qui contient l'ADN et l'ARN, soit le code génétique du virus. Ce processus peut prendre jusqu’à deux jours.

L'acide nucléique est ensuite placé dans un séquenceur pour générer l'ordre spécifique des lettres dans le code génétique qui sera analysé. Cette étape peut prendre jusqu'à 19 heures.

Donc, en tout, il nous faut de trois à quatre jours pour analyser tous les échantillons testés, résume la microbiologiste.

Il y a présentement plus de cas en Colombie-Britannique que nous n'avons de capacité de séquençage, c'est pourquoi nous essayons d'augmenter le nombre de tests que nous pouvons faire pour ces variants, ajoute-t-elle.

Une stratégie pour accélérer le dépistage de variants serait donc de tester en priorité les personnes qui reviennent de voyage. Cela permettrait de mettre au point de nouveaux tests de dépistage et pourrait réduire à une demi-journée, le temps nécessaire pour l'analyse.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Le variant britannique du coronavirus étant plus contagieux, le dépistage devrait s’accompagner d’une recherche de contacts plus rigoureuse, dit la biologiste mathématicienne Sally Otto.

Une des façons de le faire, c'est de mettre en quelque sorte notre recherche de contacts sur des stéroïdes, dit la Dre Otto, qui travaille avec un groupe de chercheurs sur la modélisation de la pandémie.

À l’heure actuelle, si une personne est déclarée positive au SRAS-CoV-2, qui provoque la COVID-19, les autorités sanitaires contacteront les personnes avec qui elle a eu des contacts étroits récents et leur demanderont de s’isoler et de surveiller les symptômes.

Sally Otto aimerait que ces contacts mentionnent également les gens avec qui ils ont eu des contacts étroits récents, afin de créer deux couches de protection autour des nouveaux variants.

Avec les informations d'Eva Uguen-Csenge

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

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