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Deux unités de soins intensifs fonctionnent à capacité limitée à l’Île-du-Prince-Édouard

Une infirmière travaille aux soins intensifs dans un hôpital.

La pénurie de personnel aux soins intensifs pourrait être problématique en temps de pandémie de la COVID-19, reconnaît le ministère de la Santé de l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada

Les unités de soins intensifs de l’hôpital du comté de Prince, à Summerside, et de l’hôpital Queen Elizabeth, à Charlottetown, fonctionnent à capacité d'accueil réduite en raison d’une pénurie de personnel infirmier, selon le ministère de la Santé de l’Île-du-Prince-Édouard.

Seuls quatre des six lits de l’unité de soins intensifs de l’hôpital de Summerside sont fonctionnels à l’heure actuelle. Environ 60 % des postes d’infirmière à ces unités sont vacants, ce qui représente 9,6 postes sur un total de 15,6.

À l’hôpital de Charlottetown, seuls huit des dix lits de l’unité de soins intensifs sont en mesure d’accueillir des patients, car 5,9 postes d’infirmiers sont à pourvoir.

Barbara Brookin devant la façade du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Île-du-Prince-Édouard.

Barbara Brookin, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Île-du-Prince-Édouard, souligne que lorsqu'un établissement santé perd un professionnel aux soins intensifs, le système de santé perd beaucoup, en raison de tout l'investissement fait dans le recrutement et la formation de ces infirmières et infirmiers.

Photo :  CBC / Steve Bruce

Selon le Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Île-du-Prince-Édouard, le recrutement et la formation des infirmières et infirmiers des unités de soins intensifs sont particulièrement difficiles.

 Lorsque vous avez des postes vacants dans des domaines comme les soins intensifs, vous ne pouvez pas simplement former un infirmier en deux semaines.

Barbara Brookin, présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers de l’Île-du-Prince-Édouard

Barbara Brookin, présidente du syndicat, explique que la formation d’une infirmière prend au moins six mois et elle n'est pas en mesure de prendre en charge des patients de façon autonome avant cela.

Selon la présidente du syndicat, des infirmières appartenant à d’autres départements des hôpitaux de l'île sont parfois transférées aux soins intensifs afin de couvrir certaines périodes de travail.

La pression de la pandémie sur le système de santé

Selon le ministère de la Santé de l’Île-du-Prince-Édouard, bien que la pénurie de personnel ait été gérable jusqu’à présent, la situation pourrait être plus difficile si l’Île-du-Prince-Édouard connaissait une augmentation soudaine du nombre de cas de COVID-19 ainsi qu’une demande accrue de lits et de respirateurs dans les unités de soins intensifs.

 Nous pouvons avoir le nombre de respirateurs nécessaires, mais si nous n’avons pas le personnel infirmier pour les opérer en toute sécurité, nous ne pourrions pas recevoir un patient qui a besoin d’un respirateur.

Arlene Gallant-Bernard, directrice de l’hôpital du comté de Prince

En cas d’augmentation du nombre de patients aux soins intensifs de l’hôpital de Summerside, la directrice de cet établissement de santé, Arlene Gallant-Bernard, explique qu’il serait nécessaire de transférer les patients à l’hôpital de Charlottetown ou à des établissements d’autres provinces.

La façade de l'hôpital du comté de Prince à Summerside.

L'hôpital du comté de Prince à Summerside est l'un des établissements de santé de l'île qui éprouvent des difficultés à pourvoir des postes aux soins intensifs.

Photo :  CBC / Steve Bruce

La fermeture de la bulle nuit au recrutement

Selon Arlene Gallant-Bernard, depuis que la bulle atlantique a pris fin, il est plus difficile d’attirer des infirmières provenant d’autres provinces de la région, notamment le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse.

Les restrictions de santé publique liées aux déplacements découragent certains de ces professionnels qui pourraient se rendre à l’île pendant la semaine pour y travailler.

 Quand nous avons eu la bulle, nous avions un groupe d'infirmières beaucoup plus large dans lequel nous pouvions puiser. Mais maintenant, nous n’avons plus cela, a déclaré Arlene Gallant-Bernard.

Par ailleurs, la directrice de l’hôpital de Summerside espère que le fait que l’île a eu relativement peu de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie attire plus d’infirmières.

Santé Île-du-Prince-Édouard affirme que l'agence fait du recrutement de personnel infirmier pour les soins intensifs à l'échelle nationale. Le gouvernement offre une allocation de 5 000 $ à la signature du contrat et de plus 10 000 $ pour couvrir les frais de déménagement.

Avec les informations de Steve Bruce de CBC

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