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Le cinquième des petites et moyennes entreprises albertaines en difficulté

Une affiche « fermé » dans la porte d'un commerce.

Le Canada pourrait perdre 17 % de ses entreprises en incluant les entreprises devenues inactives en 2020, selon la FCEI.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En Alberta, un propriétaire de petite et moyenne entreprise (PME) sur cinq envisage sérieusement de mettre la clé sous la porte, estime la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

La FCEI indique que 34 500 PME sont à risque, ce qui met en péril plus de 625 000 emplois albertains.

L'Alberta compte le plus grand nombre de petites entreprises au bord du gouffre et le pourcentage le plus élevé d'emplois dans le secteur privé menacés de disparition, selon l'organisme.

Estelle Blanchette, propriétaire de Jasper Food Tours, une compagnie qui fait des excursions culinaires à Jasper, a dû suspendre ses activités et vit grâce aux subventions du gouvernement fédéral.

Sans l’aide du gouvernement, j’aurai probablement dû cesser d’opérer.

Estelle Blanchette, propriétaire, Jasper Food Tours

Tant que la pandémie sévira, elle aura de la difficulté à joindre les deux bouts même si elle arrive à reprendre ses excursions.

Ouvrir à 50 % de capacité, tous les jours, n’est pas vraiment rentable. Cela m’aide à survivre, mais je ne pourrai pas continuer ainsi, car ce n’est pas comme cela que j’ai construit mon modèle d’entreprise, dit-elle.

Elle avoue que l’idée d’arrêter ses activités lui est brièvement passée par la tête dans les premiers mois de la pandémie, mais se dit beaucoup plus optimiste aujourd’hui.Il y a quand même la lumière au bout du tunnel avec l’arrivée du vaccin, note-t-elle.

La vice-présidente, directrice et chef de la stratégie de la FCEI, Laura Jones, explique que 2021 ne commence pas bien pour les petites entreprises. Après le dur labeur financier et émotionnel pour traverser une année historiquement difficile, le début de 2021 ressemble plus au un cinquième trimestre de 2020 qu’à une nouvelle année.

Il va sans dire que soutenir le local est plus important que jamais.

Laura Jones, vice-présidente, directrice et chef de la stratégie, FCEI

C’est justement ce soutien local qui fait tenir Arnaud Valade, propriétaire du café boulangerie Arno's Fine French Pastry à Edmonton.

Il dit s’en sortir grâce à la fidélité de sa clientèle même après avoir dû se tourner vers des plats à emporter et la livraison de ses produits.

Depuis le début de la pandémie, il a vu son chiffre d'affaires baisser de 35 % à 40 %,

Si ça dure pendant encore six mois, ça risque d’être compliqué pour l’avenir.

Arnaud Valade, propriétaire, Arno's Fine French Pastry

Laura Jones ajoute que les gouvernements peuvent également aider les petites entreprises à remplacer les subventions par des ventes, en leur offrant des voies de réouverture sécuritaires avec des clients limités.

Il y a beaucoup en jeu maintenant, des emplois aux recettes fiscales, en passant par le soutien aux équipes de football locales. Faisons de 2021 l'année où nous aidons les petites entreprises à survivre, puis à renouer avec la prospérité, dit-elle.

La FCEI indique que les entreprises des secteurs de l'hôtellerie (restaurants, hôtels, traiteurs) et des arts et des loisirs (gymnases, salles, salles de jeux) sont les plus à risque au Canada, avec environ une entreprise sur trois, dans les deux secteurs, qui envisage activement de cesser ses activités.

En incluant les entreprises qui sont devenues inactives en 2020, la FCEI ajoute que le Canada pourrait perdre 17 % de ses entreprises (181 000), mettant ainsi 2,4 millions d'emplois en péril d'ici la fin de la pandémie.

Avec les informations de Camille Renarhd

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