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COVID-19 : des tests de dépistage négatifs pourraient être exigés pour entrer au Nunavut

Une technicienne de laboratoire effectue une analyse à l'aide d'un appareil BioFire.

Les autorités du Nunavut envisagent d’autoriser l’entrée au territoire aux personnes en isolement qui reçoivent un résultat négatif au SRAS-CoV-2.

Photo : CBC / Travis Burke

Au lendemain du faux cas positif de COVID-19 qui a suscité inquiétudes et frustrations, mercredi, à l’aéroport d’Iqaluit, le gouvernement du Nunavut envisage d’autoriser l’entrée au territoire aux personnes en isolement qui reçoivent un résultat négatif au dépistage du SRAS-CoV-2.

Bien que cette mesure fasse toujours l’objet de discussions, le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a affirmé en entrevue à Radio-Canada qu’elle pourrait entrer en vigueur d’ici le mois prochain.

Tester les gens avant leur arrivée est une mesure supplémentaire pour garder la COVID-19 à l’extérieur [du territoire] , a pour sa part soutenu le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataaq.

Des tests facultatifs pour le moment

Dans le cadre d’un programme pilote du gouvernement du Nunavut, mis en place en décembre, les personnes qui effectuent une quarantaine de 14 jours dans un centre d’isolement du sud du pays ont la possibilité de se faire tester le 2e et le 10e jours suivant leur arrivée dans l’établissement.

En ce moment, les tests sont effectués volontairement , a souligné le Dr Patterson.

Il ajoute que le programme pilote a permis de repérer 12 cas de COVID-19 depuis le mois de décembre.

Une main recouverte d'un gant médical bleu tient un écouvillon pour prélever un échantillon dans la narine d'une personne.

Les résidents du Nunavut en quarantaine dans le sud du pays ont la possibilité de se faire tester pour la COVID-19 durant leur isolement.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Or, en raison du délai requis par l’analyse de ces tests, il arrive fréquemment que les personnes en isolement rentrent au territoire avant d’avoir reçu leurs résultats.

C’est sûr qu’il serait préférable d’avoir ces résultats avant que les gens prennent l’avion, a admis le Dr Patterson. Mais si nous retardons les déplacements en raison [des délais d’analyse des tests] en laboratoire, plusieurs personnes décideront de ne pas se faire tester.

Fausse alerte à l’aéroport d’Iqaluit

Mercredi, un passager d’un vol d’Ottawa vers Iqaluit a reçu un résultat positif à son test de dépistage alors qu’il était à bord de l’avion. Après l’atterrissage, tous ceux qui se trouvaient à bord sont restés cloués à l’aéroport d’Iqaluit dans l’attente de nouveaux résultats d’analyse du passager concerné, le cas s’étant plus tard révélé un faux positif.

Des passagers à l'aéroport.

Mercredi, une centaine de passagers ont dû attendre plus de deux heures à l'aéroport d'Iqaluit, avant d'apprendre que le cas de COVID-19 dans leur avion était en fait un faux positif.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Cette personne s’était rendue dans le sud du pays en vertu de l’initiative accélérée visant les déplacements pour des raisons médicales.

Les patients qui voyagent de façon accélérée doivent s’isoler entre leurs rendez-vous médicaux, dans un centre de quarantaine. Ils peuvent ainsi revenir au Nunavut dans les sept jours suivant leur départ du territoire, plutôt que 14 jours, comme c’est le cas pour les autres voyageurs.

Leurs mouvements et leurs contacts sont contrôlés, a tenu à rappeler le premier ministre, Joe Savikataaq. Ils demeurent en quarantaine dès leur arrivée.

En date du 20 janvier, 112 résidents du Nunavut ont pu bénéficier de cet isolement accéléré.

Hôpital d'Ottawa durant l'hiver.

Les résidents du Nunavut en déplacement médical dans un hôpital du Sud doivent s'isoler dans un centre de quarantaine jusqu'à sept jours après avoir quitté le territoire.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Lafrenière

Cas positifs dans des centres de quarantaine

Le médecin hygiéniste en chef a par ailleurs indiqué que moins de cinq personnes qui se trouvent actuellement en isolement dans un centre de quarantaine du Sud sont atteintes de la COVID-19.

Il n’a toutefois pas souhaité préciser le nombre de personnes atteintes et leur emplacement.

Comme ce nombre est faible, les personnes atteintes seraient trop faciles à reconnaître, a précisé le Dr Patterson.

Avec les informations de John Eetuk

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