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Saguenay verse 30 000 $ à la famille d'une jeune fille victime d'un accident de glisse

Une glissade de neige vue d'en haut

L'accident est survenu sur les flancs du mont Jacob en 2016.

Photo : Radio-Canada / Yves Bergeron

Saguenay verse 30 000 $ aux parents d’une jeune fille de Jonquière victime d’un accident alors qu’elle prenait part à une activité de glisse sur les flancs du mont Jacob en janvier 2016.

Une entente à l’amiable a été conclue entre les avocats de la famille et ceux de la Ville, après le dépôt d’une poursuite civile de 170 000 $ en Cour supérieure contre le Patro de Jonquière et Saguenay, propriétaire des terrains, par les parents de la jeune victime. Elle était alors âgée de 11 ans.

Le Patro devra lui aussi verser une compensation à la famille par l'entremise de ses assureurs, mais le montant demeure confidentiel.

Les événements sont survenus il y a cinq ans, mais la poursuite a été intentée le 10 janvier 2019, tout juste avant l’échéance du délai de prescription de trois ans.

Selon la demande introductive d’instance (poursuite), l’enfant prenait part à une sortie organisée par le Patro.

L’endroit où se tenait la glissade était parsemé d’arbres et la pente était abrupte et non adaptée pour la glissade , est-il inscrit dans le document. Il est aussi indiqué qu’une enquête a démontré qu’une affiche avec l'inscription glissade interdite avait été fixée à un arbre.

La fillette a percuté un arbre à haute vitesse alors qu’elle était assise à l’avant d’un toboggan. Elle a subi d’importantes blessures à la jambe droite.

Alors que [la victime] était extrêmement souffrante, les responsables de la défenderesse, Le Patro, n'ayant pas de téléphone cellulaire en leur possession, ont pris la décision de la transporter sur environ deux kilomètres en toboggan sur une route achalandée, majoritairement en asphalte, et ce, sans connaître l'étendue de ses blessures , est-il écrit plus loin.

La jeune fille a été transportée en ambulance à l’hôpital de Jonquière. Le personnel soignant a constaté que son tibia avait été tordu et que sa cheville était fracturée. Elle a subi une intervention chirurgicale d’urgence et sa jambe a dû être immobilisée pendant trois mois.

Au moment du dépôt de la poursuite, la victime subissait toujours des séquelles importantes.

Aucun équilibre sur sa jambe droite, impossibilité de courir, problèmes de coordination, difficulté à descendre les escaliers, crampes nocturnes, douleurs arthritiques et incapacité à rester debout sur une longue période.

Extrait de la poursuite du 10 janvier 2019

Les blessures ont fait en sorte qu’après une poussée de croissance, la fillette s’est retrouvée avec une jambe droite nettement plus courte que la gauche . Elle conserve également une cicatrice le long de sa jambe droite L’avocat de la famille, Me Éric Gagnon, a indiqué, dans sa requête, qu’il estime que les dommages réclamés résultent de la négligence du Patro et de la Ville, qui n’ont pas assuré la sécurité sur les lieux ni offert d’encadrement adéquat (dans le cas du Patro) et pris les dispositions nécessaires afin de faire respecter l’interdiction de glisser à cet endroit (dans le cas de la Ville).

Entériné par l’exécutif

Le règlement à l’amiable a été entériné par les membres du comité exécutif lors d’une assemblée tenue le 10 décembre 2020. Par voie de résolution, ils ont avalisé la proposition de règlement hors cour, assujetti à une clause de confidentialité, lequel totalise 30 000 $ en capital, intérêts et frais.

Saguenay, par la voix de son porte-parole, Dominic Arseneau, a indiqué que les flancs du mont Jacob n’ont jamais été considérés comme un site de glisse désigné. Depuis l’accident, des affiches ont été ajoutées afin de rappeler que la glissade y est interdite et que les glisseurs agissent à leurs risques et périls.

Le Patro et les autres organismes de la Ville n’ont plus le droit d’y aller , a résumé Dominic Arseneau.

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