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Les enjeux autochtones parmi les priorités de l’UQAT pour les 5 prochaines années

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Le Pavillon des Premiers Peuples de l'UQAT, à Val-d'Or (archives)

Photo : Radio-Canada / Melanie Picard

Désiré Kafunda

L’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) a présenté son plan de développement quinquennal, qui place la question autochtone parmi ses enjeux prioritaires.

On souhaite que l’ensemble des étudiants de l’université puisse contribuer au développement des enjeux autochtones. On veut qu’ils prennent connaissance et conscience de ces enjeux-là, souligne le vice-recteur adjoint au développement de services et de partenariats de l’UQAT, Vincent Rousson.

L’UQAT veut étendre son implication dans l’intégration des communautés et des savoirs des premiers peuples. Façonner l’avenir conjointement avec les premiers peuples fait partie de l’une des lignes directrices de son huitième plan de développement. Ce plan s’étend jusqu’en 2025.

Selon le vice-recteur adjoint, l’université doit mettre à contribution la communauté estudiantine afin d'aider à briser les barrières et les préjugés qui entourent les peuples autochtones.

On souhaite que, activement, l’ensemble de la population étudiante, qu’elle soit de l’Abitibi-Témiscamingue ou partout au Québec et ailleurs dans le monde aussi, puisse participer au développement, puisse améliorer les relations avec nos partenaires autochtones. Briser des barrières, des mythes, des préjugés aussi, que certaines personnes peuvent avoir au sein de la population, ajoute-t-il.

Donc on veut mettre à profit les étudiants, les mettre à contribution notamment dans cet enjeu-là.

Vincent Rousson, vice-recteur adjoint au développement de services et de partenariats de l’UQAT

Des réflexions autour des enjeux autochtones

L’UQAT veut également bonifier l’expérience étudiante autochtone. M. Rousson révèle que les étudiants autochtones qui s’inscrivent dans son université peuvent avoir affaire à certains défis, comme la barrière de la langue. Une très grande proportion de nos étudiants sont anglophones, dit-il.

À cela s'ajoutent d’autres réalités sociales. Les étudiants sont souvent des personnes qui retournent aux études, ils ont des enfants à charge ou sont les premiers de leur famille à accéder à des études postsecondaires. Toute cette expérience [...] on veut la bonifier davantage pour nos étudiants autochtones, résume M. Rousson.

Des appels pour l’intégration des langues autochtones dans le système éducatif sont fréquemment portés sur la place publique. Pour Vincent Rousson les dossiers et les réflexions autochtones ont été mis en avant-plan de différentes façons. Il fait un saut dans l’histoire de l’UQAT pour indiquer que l'unité de formation et de développement des programmes autochtones avait déjà mis en place des cours en langues autochtones.

Le plan de l'UQAT prévoit aussi comme axes de développement le renforcement de son positionnement en recherche ou encore le développement et l’image de son organisation. Selon le recteur de l’université, Denis Martel, ce plan guidera de façon plus innovante et inclusive que jamais l’ensemble des actions de l’UQAT pour les cinq prochaines années.

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