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Des familles déçues après l’espoir d’un retour en classe

Deux fillettes à une table suivent chacune leur professeur sur leur ordinateur.

Les enfants de la famille Stockill-Rae devront attendre encore au moins une semaine avant le retour en salles de classe.

Photo : Stéphanie Rae

Isabelle Gobeil

Des familles du comté de Simcoe se disent déçues de devoir patienter encore avant le retour de leurs enfants en salle de classe.

Alors que les écoles de certaines régions de la province rouvriront leurs portes dès le 25 janvier, celles du comté de Simcoe resteront fermées jusqu’à nouvel ordre.

Stéphanie Rae est la mère de Walter 7 ans, Lucile 8 ans et Ava 9 ans, respectivement en 1re, 2e et 3e année.

Elle se dit déçue de savoir que ses enfants vont devoir poursuivre leur apprentissage en ligne. On s’attendait à ce que ce soit fermé et on est prêts à continuer même si c’est épuisant pour tout le monde , affirme-t-elle.

Walter et Lucile fréquentent l’École élémentaire catholique Frère-André de Barrie. Quant à Ava, elle va à l’École élémentaire Holly Meadows.

C’est davantage pour ses enfants que Mme Rae aimerait une reprise des cours en présentiel. Elle sait que ce qui leur manque le plus est être avec leurs amis.

C’est ce que partage également Annick Brown, mère d’un adolescent de 14 ans.

Son fils Olivier est en 8e année à l’École élémentaire catholique Sainte-Croix de Lafontaine.

Elle affirme qu’Olivier s’ennuie de l’aspect social des cours en présentiel. Il m’a dit : ''Je ne pensais jamais dire ça, mais je veux retourner à l’école!'', raconte-t-elle en riant.

Pour son fils, l’école est bien plus qu'une présence en classe : c’est aussi faire partie de l’équipe de basketball, de l’équipe de volleyball et de l’équipe technique de la troupe de théâtre. La mère de famille ajoute que son fils peut surtout y être en compagnie de ses amis.

À 14 ans, les amis c’est important.

Annick Brown, mère d'un adolescent

Les défis de l’école à la maison

La famille de Stéphanie Rae a repris la routine de l’école en ligne développée au printemps dernier. L'école à distance était aussi de mise lors de la première vague de COVID-19 en Ontario.

Les trois enfants ont tous reçu un ordinateur de l’école et ils savent très bien s’en servir pour naviguer entre les différents logiciels afin de suivre les cours. Chacun devant leur ordinateur, écouteurs sur les oreilles, les journées se déroulent assez bien, selon leur mère. Pour Walter, qui a un trouble de déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH), ce n’est pas toujours facile de rester concentré sans bouger.

Deux enfants imitent les poses de yoga qu’ils observent à la télé.

La famille Stockill-Rae se réveille à l’heure « habituelle » et se prépare comme si le départ pour l’école avait lieu. Le trajet vers l’école est cependant remplacé par des activités comme la méditation ou le yoga.

Photo : Stéphanie Rae

Leurs enfants ne maîtrisent pas parfaitement la lecture. Ceci signifie que Mme Rae et son conjoint doivent être à proximité lorsqu’ils naviguent entre fichiers et logiciels sur l’ordinateur. La mère de famille reconnaît que c’est exigeant.

C’est rendu qu’on se couche à 19 h 15 nous aussi!

Stéphanie Rae, mère d’une famille de trois jeunes enfants

Même si les professeurs se démènent pour stimuler les jeunes et créer des interactions, des conversations virtuelles en groupe, ce n’est pas très naturel. Ouvrir son micro tous en même temps, ou la caméra... Internet en ''campagne'' qui se déconnecte... ce n’est pas l’idéal , déclare-t-elle.

Mme Brown voit bien que certaines journées, l’humeur d’Olivier est plus morose que d’autres.

Certaines journées, la motivation y est moins.

Annick Brown, mère d'un adolescent
Une mère et son garçon sourient à la caméra.

Annick Brown et son fils Olivier, 14 ans, attendent avec impatience une annonce pour le retour en salle de classe.

Photo : Annick Brown

Lorsqu'elle a appris que les écoles de sa région resteraient fermées au moins jusqu’au 29 janvier, elle affirme avoir poussé un soupir. On va continuer parce qu’on n’a pas le choix mais je sais combien mon garçon aimerait mieux être à l’école , dit-elle.

La famille a aussi l’impression de vivre des moments d’espoir et de déception à répétition : Le fait de prendre des décisions une semaine à la fois, ça ajoute à la frustration .

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