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Plus de financement et de soutien demandés pour les cours d’éducation sexuelle

Des élèves assis en classe lèvent la main

Les cours d'éducation sexuelle sont obligatoires depuis septembre 2018 au Québec. (archives)

Photo : iStock

La Coalition d’aide à la diversité sexuelle en Abitibi-Témiscamingue a signé une pétition revendiquant davantage de financement et de formations pour l’éducation sexuelle auprès des jeunes Québécois.

La Coalition d’aide à la diversité sexuelle en Abitibi-Témiscamingue est membre du groupe ÉduSex, qui chapeaute la pétition à l’échelle provinciale. La directrice générale de la Coalition, Julie Fortier, croit qu’avec plus de financement, les organismes communautaires pourraient mieux soutenir les enseignants lors des cours d’éducation sexuelle.

Je suis convaincue qu’ils [les enseignants] font un excellent travail, mais des fois il y a des questions un peu plus pointues. Les jeunes ont beaucoup accès à Internet et ils ont peut-être des questions plus précises qu’il y a quelques années par rapport à leur sexualité. Donc je pense que, pour les professeurs, ça serait juste un avantage d’avoir encore plus de financement pour être plus outillés et mieux accompagner les jeunes là-dedans, affirme Julie Fortier.

Jessica Legault, co-coordinatrice à la Fédération du Québec pour le planning des naissances (FPQN) et responsable du dossier de l’éducation à la sexualité, déplore le peu de formation fournie aux enseignants lors du retour de l’éducation sexuelle au cursus scolaire en 2018.

Souvent, les professeurs n’étant pas formés, ils ne sont pas à l’aise pour donner le matériel. Ou bien ils le font à moitié, ou bien les centres de services scolaires engagent des sexologues ou des organismes communautaires pour venir faire l’éducation dans les écoles. Dans le contexte de la COVID-19, on se retrouve avec des organisations communautaires qui sont débordées en essayant de répondre aux besoins parce que les profs, leur charge de travail est tellement énorme que le besoin est encore plus criant pour que les organismes communautaires entrent dans les écoles, rapporte-t-elle.

C’est pourquoi la pétition demande d’ailleurs une formation initiale et continue pour les intervenants et enseignants qui abordent l’éducation à la sexualité. Julie Fortier souligne d’ailleurs que l’Abitibi-Témiscamingue compte moins de ressources que les grands centres.

Plus de financement en ce sens, ça pourrait faciliter l'intégration des sexologues dans les écoles. Il n’y en a pas beaucoup dans la région, indique-t-elle.

La coalition ÉduSex espère recueillir 20 000 signatures puis présenter ses revendications au gouvernement.

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