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Des funérailles réinventées pour s’adapter aux restrictions sanitaires

Un cercueil avec des fleurs dehors avec quelques personnes debout autour et des voitures derrière.

Les funérailles de Donna Burkholder, 70 ans, ont été diffusées en direct par transmetteur radio pour que les proches puissent y assister sans quitter leur auto.

Photo : Weber Funeral Homes

Radio-Canada

Les restrictions sur les rassemblements ont poussé les salons funéraires albertains à trouver de nouvelles façons d’accompagner les familles endeuillées. Les services diffusés en direct, peu courants avant la pandémie, pourraient bien être là pour de bon, selon certains.

Après la mort de Donna Burkholder, sa famille a dû faire face à un choix difficile. Pour respecter les consignes de santé publique, seulement 10 personnes ont pu assister aux funérailles, qui se sont tenues le 8 janvier près de Tofield, en Alberta.

Comment choisir quel membre de la famille peut venir?, dit Lorne Burckholder, le fils de Donna. Alors ni mes enfants ni ceux de mon frère n’étaient avec nous.

Il s’est donc rassemblé avec neuf autres personnes, à l'extérieur, près de l’église mennonite Salem . Mais le petit groupe n’était pas seul.

Près d’une centaine de véhicules ont rempli le stationnement et la route avoisinante, radio allumée pour entendre la cérémonie, qui était diffusée par un transmetteur FM.

Cette présence a apporté à Lorne Burckholder un immense réconfort.

C'est un moment difficile et les gens étaient là pour nous démontrer leur soutien et leur amour. Ils nous ont montré qu'ils voulaient rendre hommage à ma mère, dit-il.

La maison funéraire Weber a ensuite publié une vidéo de la cérémonie sur son site Internet.

Lorne Burkholder, debout dans un champ avec un masque.

Lorne Burkholder a été très touché par les gens qui ont assisté aux funérailles de sa mère depuis leur voiture, près de ce terrain de l'église mennonite Salem .

Photo : CBC / Travis McEwan

Les diffusions en direct, là pour rester?

En décembre et au début du mois de janvier, seulement 10 personnes pouvaient assister à un service funéraire en Alberta. Depuis lundi, la limite est de 20 personnes.

Cela brisait le cœur comme directeur funéraire de voir les familles endurer ces moments difficiles, dit le président de l’Association des services funéraires de l’Alberta, Tyler Weber.

Selon lui, certains salons funéraires pouvaient diffuser les cérémonies ou les enregistrer à la demande des familles avant la pandémie, mais la pratique s’est répandue dans les derniers mois.

Il croit d’ailleurs qu’elle pourrait garder une certaine popularité après la levée des restrictions sanitaires.

C’est aussi ce que pense la présidente du salon funéraire Park Memorial d'Edmonton, Kristie Smolyk.

Auparavant, son salon recevait une ou deux requêtes par mois pour une diffusion en direct. Elle estime qu’en ce moment entre la moitié et le tiers des familles en désirent une.

Je pense que les gens étaient un peu mal à l’aise avec l’idée de diffuser des funérailles en direct avant, mais maintenant, parce qu’on n’avait pas le choix, ils sont plus à l’aise et je crois que c’est une bonne chose, dit-elle.

Avec les informations de Travis McEwan

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