•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un leader des Proud Boys arrêté en Floride en lien avec l'assaut du Capitole

Des partisans de Donald Trump prennent d'assaut le Capitole.

Les partisans du président Trump ont envahi le Capitole le 6 janvier dernier.

Photo : Getty Images / Samuel Corum

Radio-Canada

Un leader des Proud Boys, un groupe d’extrême droite, a été arrêté en Floride en raison du rôle qu’il aurait joué lors de l’invasion du Capitole, à Washington, le 6 janvier dernier. Joseph Randall Biggs, âgé de 37 ans, fait face à trois chefs d’accusation, selon le réseau CNN, qui cite des responsables fédéraux.

Arrêté et placé en détention mercredi, Biggs a comparu en cour à Orlando. Il a été accusé d'entrave aux travaux du Congrès, d'entrée par effraction et de trouble de l’ordre public, toujours en lien avec l’assaut sur le Capitole.

Biggs a été libéré sous plusieurs conditions. Il est notamment assigné à son domicile.

L’avocat qui l’a représenté en cour a refusé de commenter le dossier.

L’accusé est décrit comme un organisateur des Proud Boys dans les documents de cour fournis par la police fédérale, le FBI.

Un agent spécial du FBI a d’ailleurs écrit, dans une déclaration sous serment, que Joseph Randall Biggs avait envoyé des messages sur Parler, une plateforme sociale prisée par les groupes d’extrême droite, en prévision du rassemblement du 6 janvier, pour inciter ses partisans à se fondre dans la masse et à ne pas porter de vêtements identifiables.

Le 6 janvier va être épique.

Joseph Randall Biggs, sur Parler

Les autorités ajoutent que Biggs a publié, sur des images tournées en direct par les émeutiers entrant dans le Capitole, le commentaire C’est génial!

Une attaque planifiée ?

Les documents déposés en preuve par les procureurs avancent que des membres des Proud Boys disposaient d’oreillettes pour communiquer entre eux lors de l’émeute.

Les accusations déposées contre Biggs découlent d'une série d'enquêtes fédérales qui indiquent que le groupe d’extrême droite a planifié et organisé l’invasion du Capitole.

Toujours d'après l’affidavit du FBI, Biggs a confié à des agents qu’il était bel et bien entré au Capitole, mais sans recourir à la force. Il a nié avoir eu vent d’une quelconque planification des événements du 6 janvier.

L’accusé a aussi participé à d'autres rassemblements avec des membres des Proud Boys. Il est connu pour sa rhétorique extrême contre les membres d'Antifa, ces gauchistes vêtus de noir qui disent lutter contre le fascisme et qui s'opposent souvent aux actions de l'extrême droite.

Le FBI hausse sa prime à 75 000 $

Par ailleurs, la police fédérale américaine a augmenté à 75 000 $ la prime promise pour toute information pouvant aider à identifier l'individu qui a placé deux bombes artisanales près du Capitole lors de l'assaut.

L'individu, que l'on aperçoit dans une vidéo de surveillance vêtu d'un chandail à capuche gris et de gants – le visage caché par un masque – aurait posé les engins explosifs à l'extérieur des bâtiments abritant les bureaux des partis démocrate et républicain.

Les bombes n'ont toutefois pas explosé, mais elles ont été considérées comme le signe d'une planification de l'assaut et de la gravité de la menace contre le Capitole que représentaient les partisans du président défait, Donald Trump.

Des experts, dont l'ancien chef de la police du Capitole, soupçonnent que les engins ont été ainsi placés pour causer une diversion, éloigner les forces de l'ordre et laisser le champ libre aux assaillants.

Des centaines de personnes pourraient être poursuivies pour l'attaque du 6 janvier. Les autorités ont pour l'instant inculpé plusieurs dizaines de personnes, d'après un décompte du programme sur l'extrémisme de l'Université George Washington : 102 hommes et 15 femmes venant de 35 États américains et de la ville de Washington.

Les violences ont fait cinq morts en plus de choquer les États-Unis et le reste du monde.

La Russie redonne une voix à Parler

La présidente d'une commission parlementaire a demandé au FBI, jeudi, d'enquêter sur le rôle joué par Parler dans l'invasion du Capitole. La plateforme a été quasiment bannie d'Internet par les géants numériques.

Le FBI doit déterminer si Parler a facilité la planification et l'incitation à la violence, s'il héberge des preuves clefs publiées par les utilisateurs et s'il a pu servir à des gouvernements étrangers susceptibles de financer des troubles civils aux États-Unis, a écrit la présidente démocrate de la commission d'enquête de la Chambre des représentants, Carolyn Maloney.

Cette dernière a aussi demandé au directeur du FBI de scruter à la loupe les finances de la société, afin de vérifier de possibles liens avec la Russie. Parler possède notamment des liens d’affaires avec la société russe Ddos-Guard, selon une déclaration de cette dernière. Le groupe russe n'a toutefois pas précisé la nature de ces services.

Le réseau social avait été réduit au silence quand Amazon lui avait interdit l'usage de ses serveurs informatiques. La plateforme est toutefois partiellement réapparue grâce à des services d'hébergement russes, précise un communiqué de la commission.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !