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4,8 millions de dollars de plus en heures supplémentaires depuis le début de la pandémie

Une infirmière portant un équipement protecteur.

Les infirmières cliniciennes sont le quart de métier qui enregistre la plus grande augmentation d'heures supplémentaires depuis le début de la pandémie.

Photo : Régie de santé Vancouver Coastal

Les travailleurs de la santé de la région ont effectué 214 000 heures supplémentaires de plus qu’à pareille date en 2019, lors des neuf premiers mois de la pandémie. En 2019, ils avaient effectué 749 058, alors que pour la même période en 2020, ce sont 962 612 heures qui ont été faites. Cela aura coûté près 4,8 millions de dollars de plus jusqu’ici, soit une hausse de près de 50%.

En 2019, les heures supplémentaires ont généré des coûts de 9 914 385 dollars, alors qu’entre le 15 mars 2020 et le 19 décembre 2020, le CIUSSS MCQ avait déjà engagé des coûts supplémentaires de 14 723 705 dollars.

Sans surprise, les infirmières et infirmières cliniciennes enregistrent la plus forte augmentation. Les infirmières cliniciennes sont celles qui en font le plus avec 33 511 heures de plus qu’en 2019 entre le 13 mars et le 13 décembre.

Il y a peut-être le fait que les infirmières cliniciennes se trouvent dans des secteurs plus spécialisées. Donc, c'est souvent les mêmes personnes qui doivent faire des heures supplémentaires, élabore la présidente du Syndicat des professionnelles en soin de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Nathalie Perron.

Les infirmières, elles, ont effectué 13 595 heures supplémentaires de plus qu’à la même période en 2019. Les assistantes-infirmières chef ont aussi effectué beaucoup plus d'heures.

Les inhalothérapeutes ont aussi vu doubler leurs heures passant de 4463 à 8169.

Si j'en ai fait, je ne serai pas obligé de rester en heures supplémentaires obligatoires.  [...] On sent que les gens sont épuisés sur le terrain, déplore Mme Perron.

Personnel de bureau

Les techniciens administratifs, adjoints, et le personnel de bureau en général ont été aussi très sollicités. Alors que la plupart des quarts d’emplois n’avaient fait aucune heure supplémentaire en 2019, la pandémie a tout changé.

Les adjoints aux directions ont plus que doublé le nombre d’heures supplémentaires. Les techniciens en administration ont aussi beaucoup travaillé passant de 8 285 heures à 11 836 heures toujours pour la même période de référence.

D’autres, comme les secrétaires médicales, ont vu leur nombre d’heures diminuer en raison de l’annulation de plusieurs opérations.

C'est sûr que nos employés qui sont aux listes de rappels, aux ressources humaines, que leur travail, c'est d'éviter des déplacements. Ils sont fatigués. Ils donnent un gros coup depuis le début de la pandémie. C'est un service qui est très utilisé et qui a connu un gros taux de roulement, ça n'aide pas. Ils en font du temps supplémentaire, dans l'esprit que tout fonctionne bien et de remplacer nos tonnes de salariés qui tombent au combat, souligne le président du Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et des professionnels de l’administration du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Frédérick Beaulieu.

La santé mentale, une priorité?

Alors que la plupart des quarts de métier ont effectué davantage d’heures supplémentaires, les psychologues et psychoéducateurs ont cumulé deux fois moins d’heures supplémentaires que l’an dernier à pareille date.

La psychiatrie a toutefois été davantage occupée. Les agents d’intervention en milieu psychiatrique ont presque doublé leurs heures supplémentaires.

Alors que pour la période du 13 mars au 13 décembre, les préposés aux bénéficiaires avaient effectués 165 528 heures supplémentaires, ils en ont effectué 148 014 en 2020. Ceux en CHSLD ont toutefois fait 9 713 heures, alors qu’aucune heure pour la période visée en 2019. Il faut toutefois préciser qu'il s'agit d'heures supplémentaires volontaires et non obligatoires. Aussi, il s'agit de titulaire de postes, alors qu'avant la pandémie, plusieurs préposés aux bénéficiaires faisaient plusieurs milieux.

Le CIUSSS MCQ explique ces augmentations notamment en raison du volume d’activité en contexte de pandémie. Plusieurs membres du personnel ont aussi attrapé la COVID-19 ce qui génère une pénurie de main-d'œuvre.

Nous sommes conscients de la charge supplémentaire de travail de notre personnel en contexte de Covid-19. Il s’agit d’une préoccupation constante pour nous. À ce titre, nous sommes très reconnaissants de leur dévouement à offrir des soins et services de très grande qualité à la population, souligne par courriel l'agente d'information au service des communications du CIUSSS MCQ, Julie Michaud.

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