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Un skieur dénonce le refus d'une agence de l'Ontario d'annuler un voyage en C.-B.

Des personnes dans une remontée de ski.

Sur son site web, le centre de ski Sun Peaks conseille aux clients de suivre les recommandations du gouvernement et d’éviter tout déplacement non essentiel en Colombie-Britannique.

Photo : Wikimedia Commons / Janet Hopkins

Radio-Canada

Un homme de Kelowna déplore qu’un voyage de ski à la station Sun Peaks, dans la vallée de l’Okanagan, qu’il a organisé avec des amis qui habitent en Ontario, soit toujours autorisé en dépit des recommandations du gouvernement britanno-colombien de ne pas effectuer de déplacements interprovinciaux.

Originaire d’Ontario, Mark Wenn vit maintenant en Colombie-Britannique. Depuis cinq ans, sa femme et lui réservent chaque année des vacances de ski avec un groupe d'amis ontariens.

L'automne dernier, le groupe a choisi la station de ski Sun Peaks, près de Kamloops, pour le voyage de mars 2021. La réservation a été effectuée auprès de l’entreprise SkiCan, une agence de voyages établie en Ontario.

Or, la situation pandémique a évolué depuis le mois de septembre, avec une hausse des cas de COVID-19 et l’apparition de nouveaux variants du virus.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Compte tenu des restrictions, Mark Wenn et ses amis souhaitent respecter les consignes et préfèrent annuler leur réservation.

L'agence de voyages n’y consent cependant pas, M. Wenn et sa conjointe perdront tous deux leur dépôt de 500 $ s’ils décident d’annuler, explique-t-il.

Au-delà de la perte de cette somme d’argent, le couple est davantage préoccupé par le fait qu’une agence de voyages permet à des Ontariens de se rendre en Colombie-Britannique.

Le message devrait être qu'il n'y a pas de voyage interprovincial et pas de voyage non essentiel, plaide-t-il.

Les déplacements interrégionaux ne sont pas recommandés en Colombie-Britannique, et le premier ministre John Horgan explore la possibilité d'interdire les voyages interprovinciaux, qu’il décourage fortement.

Des skieurs à la station Big White de Kelowna en Colombie-Britannique.

Contrairement à Sun Peak, la station de ski Big White a annulé les réservations des skieurs et des planchistes vivant à l'extérieur de la région centrale de l'Okanagan.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

« Cela n'a vraiment pas de sens »

Mark Wenn croit que les agences de voyages et les stations de ski ont le devoir moral de veiller à ce que leurs clients respectent les directives du gouvernement.

Je pourrais partir de Toronto avec 20 autres personnes et être accueilli à Sun Peaks en mars? Ça n'a vraiment pas de sens.

Mark Wenn

SkiCan met en garde ses clients contre les risques de réserver des vacances pendant la pandémie et leur recommande de souscrire une assurance voyage, se défend la propriétaire, Karen Nasmith.

Les dépôts sont nécessaires pour couvrir les coûts du travail effectué par son personnel lors de l'organisation de vacances de ski, dit-elle.

Une fois les réservations effectuées, il appartient aux clients de décider de voyager ou non.

Nous comptons sur les gens pour prendre la bonne décision

Le directeur du marketing de la station Sun Peaks, Aidan Kelly, indique que l’entreprise conseille aux gens de suivre les directives provinciales en matière de santé, notamment en évitant les voyages non essentiels. Ce message est bien affiché sur son site Internet.

Nous comptons sur les gens pour prendre la bonne décision en fonction des circonstances dans lesquelles ils se trouvent, explique-t-il.

Avec les informations de Brady Strachan

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