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Le Conseil scolaire public de Calgary échappe à sa dissolution

Paneau où il est écrit, en anglais, Conseil scolaire de Calgary.

Avec plus de 120 000 élèves, le Conseil scolaire public de Calgary est un des plus grands au pays.

Photo : CBC

Radio-Canada

Près d’un an après avoir menacé le Conseil scolaire public de Calgary (CBE) de dissolution, la ministre de l’Éducation de l’Alberta se dit satisfaite de ses progrès en ce qui concerne la gestion financière. Les conseillers ne seront pas renvoyés.

À ce point-ci, je ne vois pas de raisons d’envisager cette option, a dit la ministre Adriana LaGrange en entrevue. Cela dit, je réexaminerai la situation dans six mois et dans un an pour m’assurer que les changements accomplis sont durables et que les choses progressent dans la bonne direction. J’aurai toujours des options à ce moment-là.

En mai dernier, la ministre avait affirmé que le plus grand conseil scolaire de la province souffrait de mauvaise gestion chronique. Elle lui avait imposé une vingtaine de changements sous peine de dissolution.

La présidente du CBE, Marilyn Dennis, affirme que tous les membres du conseil poussent un soupir de soulagement.

Je suis très fière de mes collègues conseillers, de notre équipe d’administrative et du travail que nous avons accompli, dit-elle.

L’arrêté ministériel publié en mai contenait diverses directives touchant les pratiques financières, la gouvernance et la gestion du CBE.

Marilyn Dennis assure que le Conseil a travaillé très fort et engagé un expert en gouvernance pour l’aider à s’y conformer. La ministre a d’ailleurs suggéré que le CBE continue de faire affaire avec cet expert, à qui a déjà été offerte une prolongation de contrat.

Adriana LaGrange, devant un micro.

La ministre de l'Éducation, Adriana LaGrange, avait vertement critiqué le CBE qui, selon elle, souffrait d'une « mauvaise gestion chronique ».

Photo : Courtoisie du gouvernement albertain

Adriana LaGrange explique aussi que, conformément à ses directives, le Conseil scolaire public de Calgary a révisé son approche pour la compensation de son personnel, son modèle pour offrir des services de soutien psychologique ainsi que ses protocoles de confidentialité et de communications.

Selon Marilyn Dennis, le conseil étudie également des solutions pour réduire le coût du contrat de location associé à son bâtiment central, jugé trop cher.

Il semblait y avoir un problème systémique au CBE depuis très longtemps. Je dis cela parce que des conseillers qui y siégeaient précédemment ont été renvoyés et qu'aucun changement n’en a résulté, dit Adriana LaGrange.

Elle félicite donc le conseil d’avoir saisi l’occasion de s’améliorer et d’avoir montré sa volonté d’instaurer des changements culturels durables.

Adriana LaGrange avait commencé à critiquer la gestion du CBE en novembre 2019, quand, après une diminution de son budget, ce dernier avait annoncé qu’il devait mettre fin à 300 contrats d’enseignants. Elle avait alors ordonné un audit de ses finances.

La firme Grant Thornton LLP n'avait trouvé aucune anomalie, mais avait, entre autres, noté que le CBE ne faisait pas beaucoup de planification financière à long terme et que certaines de ses décisions avaient mené à un appauvrissement de ses réserves.

Le CBE a réussi à sauver les contrats d'enseignants en puisant dans ses réserves.

En novembre dernier, le bureau d’Adriana LaGrange avait déclaré que le CBE faisait des progrès encourageants, selon les directives du ministère.

Avec des informations de Lucie Edwardson

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