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Une formation pour sensibiliser la population aux réalités des Premières Nations

Des jupes colorées.

Une meilleure connaissance des réalités des Autochtones mènera à moins de racisme, estime Linda Sioui, responsable du cours (archives).

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Le Cégep de Rivière-du-Loup lance une nouvelle formation qui vise à sensibiliser les non-Autochtones aux réalités des Premières Nations.

La formation s’adresse aux personnes qui travaillent avec des membres des Premières Nations ainsi que toute autre personne qui s’intéresse à ces réalités.

Depuis quatre ans, le Cégep de Rivière-du-Loup a inclus un cours sur les réalités autochtones au sein de son programme Coopérant interculturel. Ce programme vise à former les coopérants dans les pays en voie de développement.

Linda Sioui donne le cours sur les enjeux autochtones depuis les quatre dernières années. Elle est anthropologue de formation et consultante. Elle fait aussi partie de la Nation huron-wendat.

En réponse aux événements des derniers mois, lorsque Joyce Echaquan est morte à l’hôpital de Joliette, l’anthropologue Linda Sioui a conclu que la population québécoise avait besoin d’être éduquée sur la réalité des Autochtones.

On a eu la preuve que le racisme existait au Québec, même si nous, les gens des Premières Nations, le savions.

Linda Sioui, anthropologue, consultante et professeure à temps partiel

Je me suis dit à ce moment-là que c'était nécessaire que ce cours soit sorti du programme de Coopérant interculturel et qu’il soit donné au grand public pour éduquer la population du Québec, explique-t-elle.

On voulait offrir cette formation express parce qu’il y a un grand besoin à ce niveau-là. Les interrelations entre les Blancs et les Premières Nations étaient difficiles. Et c’est via l’éducation qu’on peut aplanir ces difficultés-là, renchérit François Provost, directeur de la formation continue au Cégep de Rivière-du-Loup.

Depuis qu’elle enseigne, l’anthropologue et consultante remarque que les Québécois en savent très peu sur l’histoire des Premières Nations. Un grand pan de notre histoire est occulté des livres d’histoire, fait-elle valoir.

Mme Sioui admet qu’il reste beaucoup de travail à faire pour installer un climat d’échange positif, mais elle a espoir que par l’éducation les relations entre Autochtones et non-Autochtones vont se rétablir.

Là où il y a de l’ignorance, les préjugés peuvent se glisser facilement, évoque-t-elle. Lorsqu’on est éduqué et qu’on est conscient d’une situation, lorsqu’on possède davantage de compréhension de l’histoire de la colonisation, et de ce qu’ont vécu les Premières Nations, peut-être que ça aide à rétablir des relations plus harmonieuses.

Offerte en ligne et dans une formule express d’une durée de six heures, la formation a pour objectif, entre autres, l’acquisition de connaissances de base sur l’histoire des Premières Nations.

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