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Un couple ontarien infecté par un variant de la COVID-19 nie avoir caché des informations

Une modélisation de virus en 3D.

Les experts affirment que le variant B117 se propage plus facilement et plus rapidement.

Photo : getty images/istockphoto / vchal

Radio-Canada

Une médecin et son mari qui travaille pour le service ambulancier de Toronto nient avoir tenté de cacher des renseignements aux autorités de santé publique lors du traçage. Ils sont les premiers Canadiens connus à avoir eu le variant britannique de la COVID-19.

La Dre Martina Weir et son conjoint, Brian Weir, indiquent qu'ils comptent plaider non coupables d'accusations non criminelles déposées contre eux en vertu de la Loi ontarienne sur la protection et la promotion de la santé.

Le couple de la région de Durham, en banlieue de Toronto, est accusé de :

  • ne pas avoir fourni des renseignements exacts sur toutes les personnes avec lesquelles il a pu être en contact durant la période de contagion de la COVID-19;
  • et d'entrave [au travail de la santé publique] en fournissant de fausses informations.

Lorsqu'il a été révélé en décembre dernier que des Canadiens avaient contracté pour la première fois la souche britannique du coronavirus appelée B117, les autorités sanitaires avaient indiqué initialement que le couple n'avait pas d'antécédents de voyage et n'avait pas été exposé à une personne à risque élevé ni été en contact avec une telle personne.

Les autorités s'étaient ravisées le lendemain, disant que leur enquête avait révélé que les deux Ontariens avaient été en contact avec quelqu'un qui avait séjourné au Royaume-Uni.

Selon des sources de CBC, un membre proche de la famille du couple qui vit au Royaume-Uni a voyagé au Canada à la mi-décembre pour passer les Fêtes à la résidence des Weir.

Dans une déclaration de leurs avocats, la Dre Weir et son mari clament leur innocence et promettent de se défendre avec force contre les accusations, sans donner plus de détails.

Selon des chercheurs, le variant B117 est au moins 50 % plus contagieux que le coronavirus actif depuis le début de la pandémie.

Aucune indication qu'ils ont transmis le virus

La Dre Martina Weir travaille dans deux centres de soins de longue durée et trois hôpitaux de la région de Durham, en banlieue de Toronto.

Une porte-parole des foyers pour aînés en question assure que Mme Weir ne s'est pas rendue au travail depuis le 11 décembre. Il n'y a donc aucun risque d'exposition pour les bénéficiaires, ajoute la porte-parole, qui précise toutefois que le contrat de la médecin est en examen actuellement.

Une porte-parole pour les hôpitaux où la Dre Weir travaille aussi affirme que tous les employés doivent confirmer avant le début de leur quart de travail qu'ils n'ont pas voyagé à l'extérieur du pays et qu'ils n'ont pas eu de contact avec quelqu'un qui s'est rendu à l'étranger.

En réponse à une question de CBC, la relationniste ne précise pas toutefois si la médecin s'est rendue au travail depuis la mi-décembre ou si d'autres employés ou patients ont été infectés depuis par la COVID-19 et, si c'est le cas, s'ils ont subi une analyse plus poussée pour identifier le variant B117.

Ni la Dre Weir ni son avocat n'ont voulu dire si elle s'était absentée de son poste durant toute la période de contagion potentielle. Toutefois, CBC n'a aucune indication selon laquelle elle se serait alors rendue au travail et aurait pu exposer d'autres personnes au variant.

Brian Weir travaille quant à lui comme planificateur d'horaire pour le service d'ambulances de Toronto.

Le Service n'a pas voulu commenter les accusations, disant qu'elles portaient sur des « activités personnelles » d'un employé.

L'avocat de M. Weir n'a pas répondu à une question de CBC, qui lui demandait si son client s'était rendu au travail durant sa période de contagion potentielle. Toutefois, CBC ne détient aucune information indiquant que c'est le cas.

C'est par hasard que les autorités sanitaires ont découvert que le couple avait contracté le variant B117. En effet, le laboratoire qui a traité leur test de dépistage de la COVID-19 était aussi capable de déceler le variant britannique, mais ce n'est pas toujours le cas en Ontario.

Les deux Ontariens doivent comparaître en cour le 10 mars. Ils sont passibles d'une amende maximale de 5000 $ chacun.

Avec les informations de CBC News

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