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Le club de soccer le Mistral tient à son terrain synthétique

Carte sur laquelle le futur terrain synthétique est encadré.

Site du futur terrain de soccer synthétique

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que des voix s'élèvent pour s’opposer à la construction par la Ville de Sherbrooke d’un terrain synthétique au parc Central, à Rock Forest, le club de soccer le Mistral réitère qu’il lui est nécessaire.

Un terrain synthétique, les clubs de soccer de Sherbrooke le réclament depuis des années, rapporte le vice-président aux compétitions pour le Mistral, Pierre-Luc Boudreault.

Il soutient que les terrains situés à Rock Forest sont trop peu nombreux et surutilisés. Un terrain naturel ne devrait être utilisé que 6 h à 14 h par semaine pour ne pas l’endommager, alors qu’un terrain synthétique peut être utilisé de 90 h à 100 h sans problèmes, explique-t-il.

Le terrain synthétique permet aussi des saisons plus longues, note M. Boudreault. L’enjeu majeur d’avoir un terrain synthétique, c’est dans les périodes d’août, septembre, octobre, novembre, quand les terrains naturels ne sont pas accessibles. Aux mois d’avril, aussi, mai, où on ne peut pas jouer sur les terrains naturels.

Il note que tous les niveaux de compétition peuvent jouer sur des terrains naturels, mais que ce n’est parfois pas idéal.

Partout ailleurs dans toutes les villes pratiquement, les équipes AA et AAA vont jouer sur des terrains synthétiques pendant toute la saison. C’est un peu dommage ici de dire aux équipes de Montréal, de partout au Québec, arrivé en septembre, "malheureusement, on ne peut pas jouer sur un terrain synthétique, on va devoir jouer sur un terrain naturel”, rapporte-t-il.

Pas le fait que c’est moins bon de jouer sur un terrain naturel, mais rendu au mois de septembre, les terrains naturels sont souvent fermés ou dépendamment de la saison et des pluies, leur état n’est pas nécessairement très bon.

Pierre-Luc Boudreault, vice-président aux compétitions pour le Mistral

Craintes citoyennes pour l'environnement

La conversion du terrain en terrain synthétique s’inscrit dans le cadre d'un plus grand projet, toujours en réflexion, de créer un pôle soccer avec dix terrains et un stationnement d'environ 250 places au parc Central. L’installation d’un terrain synthétique doit être faite au printemps et représente la seule étape du projet à avoir été approuvée.

Plus de 5000 personnes ont signé une pétition pour s’opposer au projet dans son ensemble, par crainte, notamment, de voir un déboisement des sentiers et des milieux humides du parc.

Des citoyens s’opposent également à l’installation du terrain synthétique pour des raisons environnementales et de peur qu’elle pousse les élus à aller de l’avant avec le reste du projet. Ils soulignent notamment que des particules de plastique du terrain pourraient se retrouver dans la nature, et que des rapports suggèrent que ce genre de terrain pourrait entraîner des îlots de chaleur. Ils croient que plus d’études sont nécessaires pour voir ses impacts potentiels.

M. Boudreault dit bien comprendre les préoccupations des citoyens, mais soutient que plusieurs études montrent qu’un terrain du genre n’aurait pas d’impact majeur sur l’environnement ni sur la santé des jeunes.

Pour le reste du projet de pôle soccer, M. Boudreault croit que la ville devra continuer à écouter la population. Il faut absolument que la ville garde les citoyens, le Mistral et les utilisateurs des terrains informés et dans la loop pour la suite. Si ce n’est pas ce que les citoyens veulent, il va falloir regarder avec eux c’est quoi les possibilités, note-t-il.

Il remarque cependant que le pôle soccer répondrait à un besoin. Les terrains sont surutilisés pratiquement partout à Sherbrooke, surtout du côté du secteur ouest. Oui, c’est un enjeu, d’un côté, on a besoin de plus de terrains, et d’un autre côté, les membres du Mistral demandent aussi d’avoir du soccer de proximité. Ils veulent jouer dans leur quartier, conclut-il.

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