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Un record d’appels pour surdose en 2020, selon les répartiteurs

Un ambulancier pousse une civière.

La pandémie de COVID-19 a aggravé la crise des opioïdes.

Photo : CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

Le nombre d'appels d'urgence pour surdose a considérablement augmenté en 2020, selon les répartiteurs des services de santé d'urgence de la Colombie-Britannique (BCEHS). Les ambulanciers ont répondu à une moyenne quotidienne de 74 appels, soit un appel toutes les 20 minutes.

Au total, le BCEHS a noté 27 067 appels pour surdoses en 2020. Une hausse de 12 % par rapport à 2019, selon un communiqué du Service de santé d'urgence.

C'est difficile pour chaque ambulancier qui se rend sur ces lieux, écrit Pat Hussey, le chef de l'unité d'ambulances de Penticton. Son unité a connu une augmentation de 87 % des appels pour surdose l'an dernier.

De janvier à novembre dernier, plus de 1500 personnes sont mortes de surdose, faisant de 2020 une année record en termes de vies perdues à cause d'un approvisionnement en drogues illicites toxique.

Le BCEHS a déclaré que chacune des cinq régions sanitaires a connu une augmentation des surdoses l'année dernière, sauf une : celle de la régie de santé Vancouver Coastal. Dans cette région, le nombre d’appelants a diminué de 4 %.

Le quartier Downtown Eastside, qui a déjà connu plus de 5000 appels pour surdose en un an, a enregistré environ 760 appels de moins en 2020 qu'en 2019. La raison de cette diminution du nombre d'appels n'a pas encore été donnée par le BCEHS.

Augmentation spectaculaire en dehors de la vallée du Fraser

Les augmentations dans d'autres communautés rurales ont été spectaculaires, par rapport à la population.

Il y a eu 20 appels pour surdose à Fort Nelson, une augmentation de 233 % par rapport à l'année dernière.

Quant aux appels dans les municipalités de Keremeos et de Sechelt, ils ont connu des augmentations de 167 % et de 112 %, respectivement.

Et les appels pour signaler une surdose à Terrace et Houston ont doublé par rapport aux années précédentes.

Mercredi, le bureau des coroners de la province n'avait pas terminé la compilation des statistiques sur les surdoses pour le mois de décembre 2020 ni celles pour l'année dans son ensemble. Ces informations devraient être publiées en février.

Même sans les données de décembre, la crise des opioïdes continue d'être plus mortelle que la COVID-19.

Plus de 1540 personnes sont mortes de surdose en 2020, comparativement à 1104 personnes qui sont mortes de la COVID-19.

La pandémie exacerbe la crise des opioïdes

Les drogues illicites vendues dans la province sont plus souvent toxiques depuis la fermeture de la frontière entre les États-Unis et le Canada en mars, car les fournisseurs ont dû faire appel à de nouvelles sources d'approvisionnement.

Les résultats d'analyses toxicologiques montrent qu'un plus grand nombre de personnes décédées entre avril et novembre présentaient des concentrations extrêmes de fentanyl, par rapport aux mois précédents, selon le bureau des coroners.

Les mesures restrictives de santé publique visant à lutter contre la pandémie ne permettent plus l'accès aux principaux services de réduction des risques, tels que les sites de consommation supervisés. Ce qui signifie qu'un plus grand nombre de personnes consomment seules.

L'an dernier, plus de la moitié (55 %) des décès par surdose en raison de drogue illicite toxique se sont produits dans des résidences privées.

Les appels pour surdose sont également devenus plus complexes en raison du niveau de toxicité de la drogue, affirme Pat Hussey, directeur du service ambulancier de Penticton. Il explique que les personnes qui font une surdose ont souvent besoin de plusieurs doses de naloxone et ont plus fréquemment des complications respiratoires et neurologiques.

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