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Le long parcours de Salomon vers la vitesse

Salomon dans sa tenue de baseball.

Salomon, 12 ans, a commencé à jouer au baseball en septembre dernier.

Photo : Soumise par Maria Grigy

Comme beaucoup d'enfants de son âge, Salomon aime bouger, se dépasser et aller vite. Ce n’est cependant pas toujours facile puisque, depuis l’âge de 2 ans, il est atteint de diplégie spastique, ce qui, pendant longtemps, l’a forcé à se déplacer en fauteuil roulant.

Ses jambes ont trop de spasticité, ce qui veut dire qu’elles ont trop de tonus. Donc, il n’y a jamais de relâchement, explique sa mère, Maria Grigy.

Son fils a donc longtemps marché sur la pointe des pieds et ses genoux, eux, étaient rentrés vers l’intérieur. Pour les plus longues distances, il devait se résoudre à utiliser son fauteuil roulant.

Lorsque la famille a traversé l’Atlantique pour venir s’établir sur l’île de Vancouver, en 2017, l’approche de son nouveau kinésiologue s’est avérée différente et bénéfique pour Salomon.

Salomon avec son équipement de vélo.

Avec les encouragements d'un ancien athlète paralympique, Salomon a commencé à faire du vélo et, depuis, il ne pense qu'à gagner en vitesse.

Photo : Soumise par Maria Grigy

Ici, le kiné lui a dit : "Salomon, il va falloir se bouger un peu", raconte Maria Grigy en riant. Il l’a donc incité à délaisser son fauteuil roulant.

Une nouvelle thérapie de neuromouvements lui a en outre permis de faire des progrès incroyables depuis un peu plus d’un an. Tranquillement, le garçon est parvenu à faire plus de sport et même à poser les talons au sol sans ressentir de douleur.

Une intervention chirurgicale coûteuse

Malgré ces progrès, Salomon, maintenant âgé de 12 ans, ne parvient pas à courir tout à fait, du moins, pas aussi vite qu’il le souhaiterait.

Ça crée beaucoup de frustration chez lui. C’est un enfant qui est attiré par la vitesse, il veut juste que tout aille vite.

Maria Grigy, mère de Salomon

Une nouvelle intervention non invasive pratiquée par un spécialiste du New Jersey pourrait être la solution pour lui permettre d’atteindre son but.

Malheureusement, le coût de l’opération s’élève à 22 000 $. Cette somme est beaucoup trop importante pour la famille, qui doit déjà remettre son projet d'achat d'une maison.

On ne pouvait pas dire à notre enfant, quand il sera plus âgé, qu'en fait on n’avait pas l’argent pour faire l’opération. C’est un crève-cœur. Je trouve ça abominable que les parents aient à réfléchir à ce genre de question, déplore Maria Grigy.

La famille de Salomon.

Depuis que Salomon a 2 ans, les efforts de sa famille ont été incalculables pour lui permettre de marcher normalement, puis de courir.

Photo : Soumise par Maria Grigy

En octobre, elle a donc décidé de lancer une campagne de sociofinancement intitulée La course en tête pour Salomon afin de couvrir le coût de l’opération.

Salomon a un handicap assez léger, on va dire mineur, aujourd’hui, et cette opération va certainement lui redonner 95 % de sa mobilité, ce qui est juste incroyable, ajoute Maria Grigy.

Le 31 décembre, l’objectif fixé a été atteint, au grand bonheur de la famille qui réside à Duncan, sur l'île de Vancouver. L’opération, qui durera à peine une heure, aura donc lieu le 5 août et sera suivie de traitements durant une semaine aux États-Unis.

La famille continue toutefois d’accepter les dons, puisque le coût de ces traitements s’élève à quelques milliers de dollars.

Salomon est heureux, quoiqu’il appréhende l’opération, explique sa mère, en indiquant que des injections très douloureuses administrées par le passé lui ont laissé la peur des seringues.

Malgré tout, son rêve de pouvoir un jour courir n’est maintenant qu’à quelques pas.

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