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Mort de Marylène Levesque : les autorités vont mieux encadrer les maisons de transition

Marylene Levesque a le haut du corps sorti d'une fenêtre, et la vue derrière elle est une rue de la basse-ville de Québec. Elle a les cheveux blonds et est souriante.

Marylene Levesque a été assassinée dans une chambre d'hôtel de Sainte-Foy le 22 janvier 2020.

Photo : Facebook

Un an après le meurtre de Marylène Levesque, tuée par Eustachio Gallese, Service correctionnel Canada (SCC) promet d'assurer un meilleur suivi auprès des délinquants qui profitent d'une libération conditionnelle.

SCC s'engage à mettre en oeuvre les recommandations du Comité d'enquête nationale qui vient de rendre public son rapport sur les circonstances entourant la mort de la jeune femme de 22 ans.

Alors qu'il était en semi-liberté après avoir tué sa conjointe en 2004, Gallese a assassiné Marylène Levesque dans une chambre d'hôtel de Sainte-Foy, le 22 janvier 2020.

Le meurtrier avait connu la victime dans un salon de massage érotique, après avoir obtenu l'autorisation de son équipe de gestion de fréquenter un tel endroit pour répondre à ses besoins sexuels.

Je veux être claire que le SCC n’approuve pas que les délinquants aient recours à des services sexuels ou les stratégies à l’appui du recours à de tels services.

Anne Kelly, commissaire du Service correctionnel du Canada (SCC)

Le Comité a constaté des lacunes dans la surveillance du délinquant, qui était hébergé à la maison Painchaud, une maison de transition chargée de le surveiller pendant sa semi-liberté.

Selon le document de 124 pages, la fréquentation d’un salon de massage pour fins sexuelles était un facteur de risque contributif étant donné les antécédents de violence conjugale du délinquant.

Des signes précurseurs n'auraient pas été évalués de façon adéquate par l'équipe de gestion de cas, ce qui a nui à la mise en place de mesures adaptées à la gestion du risque, ajoute-t-on.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec.

Eustachio Gallese à la sortie de la centrale de police Victoria, à Québec

Photo : Radio-Canada

Maisons de transition

La surveillance des détenus confiés à des maisons de transition, appelés centres résidentiels communautaires (CRC), sera dorénavant assurée par Service correctionnel Canada, répondant ainsi à une recommandation du Comité d'enquête.

Ce sera le cas pour la Maison Painchaud, d'ici le 31 mars, assure SCC.

Les autorités promettent aussi d'assurer un meilleur suivi auprès des détenus profitant d'une libération, en surveillant davantage les contacts qu'ils ont dans la collectivité pour aider à réévaluer continuellement le risque que présente un délinquant.

Les agents de libération conditionnelle devront aussi suivre une nouvelle formation sur la violence dans les relations.

SCC indique dans un communiqué avoir accepté toutes les recommandations du Comité d'enquête dans le cadre de son engagement à faire tout en son pouvoir pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.

Image d'archive de véhicules de police et d'un périmètre autour de la maison.

Des policiers et enquêteurs sur la scène du meurtre de Chantale Deschênes par Eustachio Gallese, qui est survenu à l'automne 2004, à Sainte-Foy.

Photo : Radio-Canada

Tâches administratives

Les membres de l'équipe qui ont permis à Eustachio Gallese de fréquenter des salons de massages érotiques n'ont toujours pas été sanctionnés.

Dans son communiqué, Service correctionnel Canada indique avoir attendu les conclusions du rapport d'enquête avant de déterminer toute autre mesure d'imputabilité requise.

Le communiqué précise que les employés qui ont participé directement à la surveillance et à la supervision de Gallese ont été réaffectés à d’autres tâches et n’assurent plus la surveillance de délinquants.

Selon les conclusions de l'enquête, les commissaires qui ont permis à Gallese de profiter d'une semi-liberté n'ont commis aucune faute.

Le Comité d’enquête n’a formulé aucune recommandation à l’intention de la Commission des libérations conditionnelles, étant de l’avis que son plan de formation pour les nouveaux commissaires était complet et bien structuré.

Le SCC gère environ 12 600 détenus incarcérés dans des établissements fédéraux et environ 9400 délinquants dans la collectivité, dont 2000 sont au Québec.

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