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Les propos de Scott Moe envers les dirigeants de Pfizer jugés « douteux et choquants »

Scott Moe lors d'une conférence de presse à l'assemblée législative (archives).

Scott Moe veut relancer l'économie d'une Saskatchewan plus autonome. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Radio-Canada

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s’inquiète du fait qu’aucun vaccin provenant de Pfizer-BioNTech ne sera livré au Canada la semaine prochaine. En conférence de presse, il énonce l’idée que plusieurs premiers ministres provinciaux aimeraient que Justin Trudeau allume un pétard figuratif pour ébranler l’administration de Pfizer.

Scott Moe reprenait alors les propos du premier ministre ontarien, Doug Ford, qui exprimait sa frustration et demandait à Ottawa d’appeler la pharmaceutique afin qu’elle envoie davantage de vaccins plus rapidement.

Je lui rentrerais un pétard si profond dans le ying-yang (sic) que le directeur général de Pfizer n’aurait aucune idée de ce qu'il vient de se passer, affirmait Doug Ford.

Ce à quoi Scott Moe ajoute, après avoir cité son homologue, que si [Justin Trudeau] pouvait faire cela, nous serions plusieurs premiers ministres prêts avec un briquet pour participer à la fête.

Un commentaire effectué à la fin de la conférence de presse mardi. Le premier ministre saskatchewanais répondait alors à une question au sujet du relâchement des restrictions sanitaires dans les centres de soins de longue durée une fois la vaccination terminée.

Pfizer Canada n’a pas souhaité répondre au commentaire de Scott Moe.

Une frustration partagée, mais un message critiqué

La porte-parole néo-démocrate en matière de santé, Vicki Mowat, affirme qu’elle partage et comprend la frustration du premier ministre, mais elle ne croit pas que le commentaire était adéquat.

C’était un choix de mots douteux et choquant.

Une citation de :Vicki Mowat, porte-parole en santé de l'opposition officielle

Vicki Mowat ajoute que la Saskatchewan aurait beaucoup moins de cas si les mesures proposées par son parti avaient été mises en place au mois de novembre.

C’est extrêmement inquiétant d’entendre le premier ministre dire qu’il ne changerait rien à sa gestion de la COVID-19. C’est malheureusement à ce genre d’arrogance de sa part que nous nous sommes maintenant habitués.

Scott Moe juge quant à lui que les mesures présentement en place sont significatives.

Lors de la conférence de presse, il s’est dit heureux de voir le nombre de cas baisser dans la province, bien que la diminution se fasse plus lentement qu’il ne le voudrait.

Le même jour, la Saskatchewan était la province ayant le plus grand nombre de cas actifs par habitant au Canada.

Vicki Mowat soutient que l’approche mise en place ne fonctionne pas.

Le fédéral ne change pas ses plans malgré le retard

Ottawa rappelle que Pfizer doit livrer 4 millions de doses au pays d’ici la fin mars selon le contrat.

On s’attend donc à ce que les livraisons soient plus importantes après le ralentissement des prochains jours.

Les retards de Pfizer ne sont que temporaires, dit Justin Trudeau. Nos objectifs de vaccination du mois de janvier à mars ne sont pas modifiés.

Seule la moitié des vaccins censés être livrés pour le reste du mois de janvier devrait réellement arriver au pays, selon le major-général Dany Fortin, responsable de la logistique de la distribution des vaccins au Canada.

Avec les informations d'Adam Hunter

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

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