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Des matelas fabriqués à partir de sacs de plastique distribués aux sans-abri

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Des sacs de lait tissés.

Ces matelas fabriqués à partir de sacs de lait sont distribués aux itinérants.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des élèves de l'École secondaire de l'Odyssée Lafontaine/Dominique Racine fabriquent des matelas pour les itinérants à partir de grands sacs de lait en plastique.

Jusqu'à maintenant, une dizaine de matelas ont été confectionnés et remis aux utilisateurs de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi.

Pour les jeunes, il s’agit d’un moyen de réutiliser les sacs et de concrétiser un projet éducatif visant à venir en aide à son prochain.

L'animateur à la vie pastorale et à l'engagement communautaire Pascal Audet cherchait un projet pour mobiliser les jeunes. Il a été inspiré par l'initiative de Sandra Lauzière, qui fabriquait des matelas pour les itinérants à Québec.

Pascal Audet a communiqué avec Sandra Lauzière, qui lui a dit qu’elle avait amassé 4000 sacs et qu’elle possédait aussi un métier permettant de tisser le plastique. Elle a fait don du matériel.

Pour fabriquer un seul matelas, 300 grands sacs de lait sont requis. Ils sont d'abord coupés en trois. L'étape du tressage se déroule dans la classe de Nancy Gagnon, qui donne un cours d'entrepreneuriat aux jeunes de 15 ans.

J'ai différents projets qui roulent en même temps, les élèves s'impliquent de façon horaire au niveau de ces plateaux-là pour être capables de les rendre à terme, explique-t-elle.

Les élèves ont aussi rencontré le directeur de la Maison d'accueil pour sans-abri de Chicoutimi, Michel St-Gelais.

Le phénomène de l'itinérance, c'est discret, c'est caché. Pour ces jeunes-là, ça a vraiment été une prise de conscience que cette réalité-là, elle existe aussi chez nous, note-t-il.

L'élève Annabelle Leclerc voit une grande source de motivation dans le fait de confectionner un matelas en pensant à la personne qui le recevra.

Je me suis beaucoup impliquée dans ce projet-là, j'ai été une des premières. Je suis encore dedans, j'ai du plaisir. Ça prend beaucoup de patience pour faire ça, fait valoir l’élève.

Boule de neige

Sandra Lauzière est quant à elle heureuse de voir que son projet fait boule de neige et se perpétue dans une autre ville du Québec.

Le but dans tout ça, c'est le partage et l'entraide. Ça me faisait plaisir d'envoyer gratuitement les métiers, les sacs. Ça me faisait plaisir que ça continue, que des jeunes puissent s'intéresser, et je pense aussi que ça peut ouvrir des portes aux jeunes, d'aider d'autres façons aussi, estime l’éducatrice en CPE.

Chaque matelas prend environ une dizaine d'heures à fabriquer. L'objectif est d'en concevoir une quarantaine.

D'après le reportage de Claude Bouchard

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