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Une femme violente condamnée à 4 ans de prison

Le palais de justice de Québec, en hiver.

Émélie Leblanc-Poulin a reconnu sa culpabilité à une accusation de voies de fait graves

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

L'auteure d'une attaque aussi violente que gratuite a reçu une peine de quatre années de prison, mardi, au palais de justice de Québec.

Les événements au cours desquels la victime a perdu l'usage d'un oeil sont survenus au motel Le Gite du boulevard Wilfrid-Hamel.

La victime avait accueilli Émélie Lelbanc-Poulin dans sa chambre, puisque celle-ci n'avait plus d'argent pour payer la sienne.

Le matin du 6 juin, la bonne samaritaine a composé le 911 en panique. Elle a eu le temps de prononcer elle est folle avant que Leblanc-Poulin arrache le fil du téléphone.

Oeil enfoncé

Dépêchés sur place, les policiers ont secouru la victime qui avait le visage ensanglanté.

Selon les faits relatés à la cour par la procureure de la poursuite Me Marie-Ève Béliveau-Brunet, un cellulaire introuvable avait mis en furie Émélie Leblanc-Poulin.

La femme de 38 ans a alors mordu la victime à la main, au genou et à la bouche, avant de lui enfoncer un doigt dans l'oeil.

Résultat: la victime a dû recevoir des points de suture à la gencive, en plus de perdre l'usage de son oeil gauche.

Victime craintive

Dans un document où elle relate les conséquences de l'agression, la femme explique avoir de la difficulté avec la perte de sa vision en plus d'avoir peur de sortir de chez elle et de se retrouver dans une foule.

Elle a cru qu'elle allait mourir alors qu'elle subissait les assauts de Leblanc-Poulin.

Cette dernière a lu une lettre à l'audience, à l'intention de la victime qui n'était pas présente.

La femme se dit incapable d'expliquer son geste. Tout en se disant désolée, elle a présenté ses excuses à la victime.

D'autres accusations

En plus de plaider coupable à une accusation de voies de fait graves, Émélie Leblanc-Poulin a reconnu avoir proféré des menaces de mort à l'endroit d'un policier appelé sur les lieux.

Au moment des événements, l'agresseuse qui cumule plusieurs antécédents judiciaires était sous le coup d'une probation.

Elle a également reconnu sa culpabilité à des accusations de possession de méthamphétamine et de vol à l'étalage, pour des événements survenus avant l'agression.

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