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Laurent Dubreuil retrouve la compétition... et ses patins

Vêtu de sa combinaison de patineur, il lève le point droit.

Laurent Dubreuil est maintenant bien établi parmi les meilleurs sprinteurs au monde.

Photo : The Associated Press / Toru Hanai

Laurent Dubreuil a connu les meilleurs moments de sa carrière l’hiver dernier. Puis il n’a pratiquement pas patiné durant dix mois. Le Lévisien reprendra-t-il où il l’avait laissé, à compter de samedi, aux Pays-Bas? Lui-même a hâte de le savoir.

Ce n’est pas un combat à armes égales, mais je ne serais pas ici si je ne croyais pas que j’avais des chances, lance le patineur de 28 ans.

Les patineurs de vitesse longue piste québécois l’ont eu dur depuis le début de la pandémie. Déjà privés d’une glace pour s’entraîner au Québec depuis que l’anneau glace Gaétan-Boucher a été démoli pour faire place au chantier du Centre de glaces, ces derniers ont vu un bris mécanique forcé la fermeture de l’ovale olympique de Calgary, en octobre.

Ajoutez à cela l’absence de compétitions sur le circuit de la Coupe du Monde et voilà dix mois que Laurent Dubreuil s'entraîne en gymnase pour gagner des courses sur ses patins.

La forme physique est là, c’est définitif. On s’est entraîné très fort cette année. Mais être prêt sur la glace, c’est une autre paire de manches. J’avais patiné 14 ou 15 jours dans l’année avant d'arriver ici , pointe-t-il.

Cinq semaines dans une bulle

Ici, c’est Heerenveen. La même ville où le Lévisien avait été sacré vice-champion du monde de sprint, l’hiver dernier.

Cette fois, la municipalité des Pays-Bas accueille une fameuse bulle, un environnement contrôlé de l’hôtel à l’anneau de glace dans lequel les patineurs demeureront pour cinq semaines. Deux étapes de la Coupe du Monde seront disputées en fin de semaine et la suivante, puis les Mondiaux auront lieu quelques semaines plus tard.

Arrivé aux Pays-Bas avec l’équipe canadienne il y a huit jours, Laurent Dubreuil ne cache pas sa joie. C’est un sentiment merveilleux. On est un peu comme des enfants à nouveau qui peuvent enfin faire le sport qu’ils aiment et qu’ils n’ont pas pu faire depuis longtemps.

Depuis une semaine, les patineurs canadiens s’affairent à retrouver leurs sensations sur la glace et peaufiner leur technique en accéléré.

Pousser fort lors d'un exercice en gymnase, ce n'est pas la même chose que pousser fort dans la glace. Moi, techniquement, ça va quand même bien, mais est-ce que je vais avoir assez de temps pour être à mon meilleur en fin de semaine? Non.

Viktor Mushatov, Tatsuya Shinhama et Laurent Dubreuil sur le podium, trophées et bouquets de fleur en main, après le deuxième 500 m des finales de la Coupe du monde, à Heerenveen.

Laurent Dubreuil (à droite) n'aura pas à se frotter au Japonais Tatsuya Shinhama (au centre), qui l'avait battu au 500 m des finales de la Coupe du Monde , l'hiver dernier.

Photo : Associated Press / Peter Dejong

Les patineurs asiatiques absents

Ce qui ne veut pas dire que Dubreuil n’aspire pas à monter sur le podium à nouveau. En l’absence des patineurs asiatiques, aux Pays-Bas, quelques grosses pointures du sprint manquent à l’appel.

Il faut faire ce qu’on peut avec les cartes qui nous sont données. Mes temps devraient être quand même bien. J’ai vraiment hâte de faire des courses, dit celui qui disputera une première course de 500 m samedi.

S’adapter, être créatif à l’entraînement, ce sont des choses qu’on a toujours dû faire avec l’anneau extérieur Gaétan-Boucher. Ça a été encore plus le cas cette année, mais c’est de l’expérience que je vais pouvoir utiliser pour le reste de ma carrière ensuite.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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