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COVID-19 : Un faux positif coince une centaine de passagers à l'aéroport d'Iqaluit

Un avion à l'aéroport d'Iqaluit.

Un passager du vol FAB101 Ottawa-Iqaluit a reçu un premier résultat positif avant que ce résultat ne soit infirmé par deux résultats négatifs.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Radio-Canada

Les passagers d’un vol de Canadian North en provenance d’Ottawa ont été placés en isolement à l’aéroport d’Iqaluit pendant plus de deux heures mercredi. Le test de dépistage d’un des passagers avait donné un résultat positif au virus causant la COVID-19 alors que l'avion était toujours en vol.

Deux tests supplémentaires administrés en utilisant les machines GeneXpert et BioFire de l'Hôpital d’Iqaluit ont donné des résultats négatifs. Le premier test avait donc donné un faux positif, et la personne n'est donc pas infectée.

Avant l'atterrissage, le médecin hygiéniste en chef du Nunavut, Michael Patterson, a indiqué par communiqué qu’une équipe allait intercepter le passager à son arrivée. Celui-ci serait alors isolé à l'Hôpital général Qikiqtani et il subirait des tests supplémentaires pour confirmer ou non l'infection.

Ce passager a voyagé en vertu de l’initiative accélérée visant les déplacements pour des raisons médicales. Il a passé un premier test pendant son séjour à Ottawa, le 18 janvier, mais les résultats ne sont revenus qu’après le décollage de son avion mercredi.

Les patients qui voyagent de façon accélérée doivent s’isoler entre leurs rendez-vous médicaux lors de leur séjour dans le sud. Ils n’ont toutefois pas à s’isoler 14 jours avant de rentrer au Nunavut, comme c’est le cas pour les autres voyageurs.

Attente et questionnement

Pendant plus de deux heures, une centaine de passagers qui étaient dans l'avion ont attendu les résultats des tests dans une section sécurisée de l’aéroport.

Si certains ont pu rentrer s’isoler chez eux, en s’assurant de donner leurs coordonnées aux autorités, la plupart ont dû rester à l’aéroport en attendant la suite des directives.

Des passagers à l'aéroport.

Une centaine de passagers ont dû attendre plus de deux heures à l'aéroport d'Iqaluit.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Pendant l’attente, plusieurs passagers comme Preston Bromley se sont demandé comment les mesures du gouvernement avaient pu mener à cette situation.

Nous comprenons que des erreurs peuvent se produire, dit-il, mais notre question principale est de savoir si la politique autorise les passagers en voyage médical accéléré à entrer dans l'avion sans avoir reçu leur résultat de test négatif, ou s'il s'agissait d'une erreur à un moment donné dans le processus.

La plupart des passagers de l’avion de Canadian North venaient tout juste de terminer 14 jours d’isolement obligatoire dans un hôtel d’Ottawa.

La nouvelle que l’un d’entre eux était peut-être atteint de la COVID-19 a inquiété certains de ses compagnons de vol, selon Maurice Lamothe. Ce dernier espérait surtout ne pas avoir fait une quarantaine en vain avant son départ d'Ottawa.

On est dans les hypothèses, mais je me dis que ce serait dommage que cette quarantaine, ces deux semaines à l'hôtel aient mené à une sorte d'échec finalement, a-t-il dit pendant l’attente. Il ne faut [qu’un cas] pour qu’il s'agisse d’un échec. On ne veut pas être le patient zéro d’Iqaluit, il n’y a personne qui veut ça.

Les passagers ont pu quitter l'aéroport une fois qu'il eut été confirmé que la personne interpellée à son arrivée n'était pas infectée par la COVID-19.

D’après des informations de Matisse Harvey

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