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Les étudiants en Saskatchewan ont pris de mauvaises habitudes pendant la pandémie

Vue extérieure du campus de l'Université de la Saskatchewan.

Une centaine d'étudiants de l’Université de la Saskatchewan et de l’Université de Regina ont participé à l'étude.

Photo : Jenna Leith

Radio-Canada

La pandémie de COVID-19 aura certainement eu des effets sur la vie quotidienne de beaucoup de gens, mais une nouvelle étude de l’Université de la Saskatchewan montre que les étudiants universitaires ont été particulièrement touchés.

L’étude, récemment publiée dans la revue Applied PhysiologyNutrition and Metabolism, laisse entendre que les étudiants mangent moins bien, sont moins actifs et boivent plus d'alcool depuis le début de la pandémie.

L’un des coauteurs de l'étude, le professeur en nutrition Gordon Zello, admet qu’il était difficile de comparer les résultats avec les habitudes d’avant la pandémie. Les chercheurs ont donc fait appel à une autre étude effectuée pendant le printemps pour voir les différences.

La nouvelle étude a été faite avec la participation de 125 étudiants de l’Université de la Saskatchewan et de l’Université de Regina pendant une période de 4 mois. Tous sont considérés comme des étudiants vulnérables, vivant soit seuls soit en colocation, mais responsables de l’achat et de la préparation de leur propre nourriture.

Gordon Zello avoue que l’étude a donné lieu à des informations inquiétantes, notamment en ce qui a trait à la consommation d’alcool et à l'exercice physique.

Les mesures sanitaires imposées lors de la pandémie, notamment la quarantaine, ont porté le nombre d'heures de comportement sédentaire de 3 à 11 heures par jour. Les étudiants ont pris l’habitude de rester chez eux plutôt que de sortir faire de l’exercice, par exemple.

Avec l’arrivée de l'été, on s'attend à ce que les gens soient plus actifs. Voir ces comportements empirer lors de la pandémie était un peu surprenant, explique Gordon Zello.

Selon une étudiante de l’Université de la Saskatchewan qui a aussi travaillé sur cette étude, Keely Shaw, il ne faut pas oublier que les étudiants n’ont généralement pas les meilleures habitudes de vie.

Si c'est leur première ou deuxième année loin de chez eux, ils n'ont peut-être pas les compétences nécessaires pour cuisiner. Ils comptent beaucoup sur les restaurants ou les plats déjà préparés.

Les auteurs de l’étude espèrent que les étudiants qui se reconnaissent dans les résultats pourront se débarrasser de ces mauvaises habitudes.

Gordon Zello affirme que la pandémie a eu un plus grand effet négatif sur les habitudes des personnes vulnérables et isolées que sur celles vivant en famille.

Carte montrant les cas de coronavirus par pays

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