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Le sous-sol de l’église Saint-Sauveur converti en hébergement d’urgence pour itinérants

La façade de l'église Saint-Sauveur, l'hiver.

L'église Saint-Sauveur accueillera une partie de la clientèle en itinérance de La Piaule.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le sous-sol de l’église Saint-Sauveur de Val-d’Or pourra recevoir dès mercredi soir une quinzaine de personnes itinérantes en quête d’un hébergement d’urgence.

Ces installations temporaires seront gérées par l’équipe du Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), pour venir en aide à La Piaule de Val-d’Or.

On vit une surpopulation depuis plusieurs mois et c’est devenu encore plus problématique depuis le début du couvre-feu, rappelle Stéphanie Quesnel, directrice générale de La Piaule. On arrive à un point où on ne pourrait pas accueillir cinq ou six personnes de plus et il n’est pas question de laisser des gens dans la rue. Les partenaires se sont mobilisés et on arrive à une solution qui va répondre aux besoins de nos membres.

L’église Saint-Sauveur a été choisie pour sa proximité de la clientèle itinérante, au centre-ville, mais aussi pour la possibilité d’y aménager des douches. La Ville de Val-d’Or a procédé à des travaux en ce sens mercredi.

Une douche et des matériaux de construction dans le sous-sol de l'église Saint-Sauveur.

Le sous-sol de l'égalise sera réaménagé afin d'offrir des lits et des douches.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Le CISSS-AT déploiera pour sa part une équipe d’agents d’intervention et d’aide de services qui pourra accueillir la clientèle entre 19 h 30 et 7 h le lendemain matin, en leur offrant une soupe, une aire de repos, un matelas pour dormir et un déjeuner.

Notre équipe a pu faire de l’observation, voir les ressources et rencontrer les usagers Chez Willie et à La Piaule. On veut se coller aux façons de faire de La Piaule, pour ne pas déstabiliser les gens, souligne Christine Francoeur, chef de service en dépendance, mandat régional en itinérance au CISSS-AT.

Solution à long terme?

En principe, cet hébergement d’urgence doit être offert jusqu’à la fin du couvre-feu, prévu le 8 février. Les responsables s’attendent à accueillir une quinzaine de personnes par soir, mais il se pourrait que l’offre soit ajustée au cours des prochains jours.

Christine Francoeur pose dans le sous-sol de l'église St-Sauveur.

Christine Francoeur, chef de services en dépendance, mandat régional en itinérance au CISSS-AT

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

La Piaule va nous cibler certains usagers, parce qu’on sait que certaines personnes sont mal à l’aise de se retrouver au même endroit que d’autres, souligne Christine Francoeur. On veut être certains que ça ne soit pas problématique. On va aussi tenir un registre de la clientèle qui va nous permettre de mettre un nombre sur le besoin réel. On pourra élaborer un plan de match si on doit penser à une solution à plus long terme.

Pour Stéphanie Quesnel, l’ouverture de ce lieu de débordement est accueillie comme une bouée d’air frais à La Piaule.

Ça arrive à point avec le froid que l’on vit aujourd’hui. Ça va faire du bien à nos gens qui se retrouvaient peut-être trop en proximité à leur goût, mais aussi à nos équipes de travail, qui pourront reprendre leur souffle et travailler dans un environnement plus sécuritaire, conclut-elle.

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