•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les médecins ontariens en bataille contre la désinformation sur les vaccins

Des mains gantées plantent une seringue dans le bras d'un homme.

Les publications de plus de 65 000 personnes ont été analysées par un algorithme qui s'est concentré sur les sujets de discussion liés aux vaccins contre la COVID-19.

Photo : Reuters / PASCAL ROSSIGNOL

Radio-Canada

Les jeunes adultes ontariens sont plus enclins à douter des vaccins contre la COVID-19, selon une étude compilant des dizaines de milliers de publications sur les réseaux sociaux diffusée mercredi par l’Association médicale de l’Ontario (OMA), qui s’inquiète de la désinformation sur le sujet.

Selon les résultats de l’enquête menée par l’entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle Advanced Symbolics Inc., les moins de 25 ans expriment plus de méfiance que les autres groupes d’âge.

La robustesse des tests du vaccin, les diverses théories du complot et la peur des effets secondaires du vaccin sont des exemples de thèmes clés de désinformation propagés dans cette catégorie, peut-on lire dans un communiqué de l’association, qui représente 43 000 médecins.

Les théories du complot semblent avoir de l’emprise sur les 25-34 ans, notamment en ce qui a trait à l'hypothèse selon laquelle le SARS-CoV2 est un virus génétiquement modifié. Cette théorie semble susciter la méfiance à l'égard de tout vaccin créé pour lutter contre ce virus, a expliqué l’OMA.

Par ailleurs, des réticences envers toute instauration d’une preuve de vaccination exigée pour avoir accès à certains services, une idée réfutée par le gouvernement ontarien au début de janvier, ont été observées.

L’organisme craint que la diffusion d'informations erronées sur les réseaux sociaux décourage les gens de se faire vacciner contre le COVID-19.

En tant que médecins, nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour répondre aux préoccupations de chaque patient.

Dre Samantha Hill, présidente de l’OMA

De plus, des expressions de colère et d'insatisfaction à l'égard du gouvernement ont été observées dans la plupart des groupes d'âge, et particulièrement parmi les 45-64 ans.

Beaucoup sont frustrés par la lenteur du déploiement du vaccin et veulent des éclaircissements sur la destination des vaccins et plus de transparence sur les prochaines étapes, a noté l’association.

Enfin, les 35-44 ans sont apparus les plus convaincus de la nécessité des inoculations et ont véhiculé moins de fausses informations, a écrit l'OMA, qui a cependant relevé un certain mécontentement de leur part envers le confinement pendant le temps des Fêtes.

En outre, ce groupe a beaucoup parlé du besoin de développer des campagnes d'information pour répondre à l'hésitation de la population sur la vaccination contre la COVID-19 et a cherché plus de renseignements sur les dangers potentiels du vaccin chez les femmes enceintes.

En date de mercredi, plus de 237 000 doses ont été administrées dans la province.

D'abord destinées en priorité aux personnes dans les foyers de soins de longue durée, aux travailleurs de la santé et aux membres des communautés autochtones, elles seront déployées à l'ensemble de la population adulte qui le souhaite d'ici le début du mois d'août, selon l'objectif du gouvernement.

L’étude a été effectuée par Advanced Symbolics Inc. à travers une récolte de données ciblées sur un thème publiées sur les réseaux sociaux par un échantillon de 65 522 personnes représentatif de la population de l’Ontario, du le 1er décembre 2020 et le 11 janvier 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !