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Far Far Est projeté au FFMB : le rêve d’enfance de trois Gatinois concrétisé

Trois jeunes hommes en tenue de ski sourient devant leur caravane

Charles-Antoine Beaudry, Zacharie Turgeon et Olivier Lapointe présentent leur court-métrage «Far Far Est».

Photo :  courtoisie / Zacharie Turgeon

De Gatineau au Festival du film de montagne de Banff (FFMB), le rêve devient réalité pour trois amis d'enfance mordus de sport et d'aventure : leur court-métrage Far Far Est a été sélectionné par le festival le plus prestigieux au monde dans le genre. Le FFMB est présenté en mode virtuel, cette année, du 20 au 31 janvier.

 Nous sommes en mars 2020, à l’est des États-Unis d’Amérique, narre une voix hors-champ au début film d’une dizaine de minutes teinté d’humour et d’adrénaline.

C'est la semaine de relâche. Trois irréductibles aventuriers résistent à l’appel houblonné des fêtes estudiantines. Zacharie Turgeon, Charles-Antoine Beaudry et Olivier Lapointe, des amis d’enfance ayant grandi à Gatineau, mais aussi skieurs et surfeurs aguerris, sautent plutôt à bord de leur camionnette sans chauffage, et partent en quête de pentes sauvages à dévaler et de hautes vagues à dompter.

Ce qu’ils font, avec, au final, de longues images époustouflantes à l’appui.

Depuis l'enfance

Zacharie Turgeon, Olivier Lapointe et Charles-Antoine Beaudry, tous sportifs, s’amusent à filmer leurs aventures depuis qu’on est tout jeunes, détaille ce dernier en entrevue.

Parmi le trio, le maître de la vidéo est Zacharie. Il a commencé à s’intéresser au cinéma à l'adolescence,  parce que quand on faisait des sports, il se faisait trop souvent mal, précise Charles-Antoine, mi-figue, mi-raisin.

 On a commencé à faire de petites vidéos des sports qu’on aimait pratiquer. Ça a donné des webséries et des courts-métrages. Cette année, on s’est dit qu’on voulait faire quelque chose d’un peu plus gros , raconte-t-il.

Parce que c’était accessible par la route, les trois ont choisi leur destination, mais sans trop planifier les arrêts de leur road trip. On savait à peu près à quels endroits on voulait skier, mais l’itinéraire pouvait changer au jour le jour avec la neige et les vagues, ajoute Charles-Antoine.

On a eu toutes sortes de surprises qui viennent du fait de partir trois gars dans une van pas isolée pour faire du ski et du surf, de lancer Zacharie. Leur génératrice les a abandonnés à quelques reprises, ils ont subi la fouille intensive d’un douanier insistant, monté une partie du mont Washington à deux reprises à cause d’une batterie oubliée dans la voiture… Et la frontière canado-américaine a été fermée à cause de la pandémie quelques jours à peine après leur retour. Un coup de chance.

La consécration

Pour les trois amis, le FFMB représente la même chose : un rendez-vous sacré auquel ils assistaient bon an, mal an depuis l’enfance, et dont ils ressortaient les yeux pétillant.

Tailler leur propre place dans la compétition était un rêve de ti-culs, auquel ils sont parvenus avec la collaboration de quelques artistes de leur région natale. La productrice et fondatrice de la boîte SLALOM, Marie-Pierre Gariépy, et le directeur de création chez Orkestra, Dominic Faucher, ont leur nom au générique. Pour la musique, le violoniste et compositeur gatinois William Lamoureux a participé au projet, de même que le pianiste Louis-Étienne Santais, originaire de Québec.

Les trois se pincent encore : C’est arrivé. C’est difficile à croire parce que les films pour lesquels on va là, ils montrent des gens qui repoussent les limites, qui vont en Alaska, qui font de grosses aventures. Ce sont des professionnels du ski, et nous, on a réalisé assez vite qu’on est loin d’être des professionnels, soulève Charles-Antoine Beaudry.

Mais le narratif du court-métrage permet aux gens de s'y identifier, continue-t-il. C’est un peu plus simple, c’est moins professionnel, mais on a une belle histoire derrière ça. C’est ça la beauté : c’est de se retrouver dans un milieu dans lequel on ne pensait pas avoir notre place, mais où, finalement, peut-être qu’on l’a.

COVID-19 oblige, le FFMB est entièrement présenté en ligne cette année. Il est possible d’en visionner la programmation jusqu’au 31 janvier.

Avec des informations de Christelle d'Amours

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